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Communiqué

MONTRÉAL, le 7 juin 2012 – Plus de 11 000 personnes
réclament du gouvernement du Québec une enquête publique indépendante
sur les interventions policières qui ont eu cours depuis le début de la
grève étudiante. Ces 11 207 personnes ont répondu à l’appel de la Ligue des droits et libertés et signé la pétition qui avait été mise en ligne sur le site de
l’Assemblée nationale, il y a à peine un mois. Amir Khadir a procédé ce
matin au dépôt de la pétition devant l’Assemblée nationale.



Arrestations massives et préventives, pratiques de profilage politique,
brutalité policière, emploi régulier de poivre de cayenne, de gaz
irritants, de balles de plastique ayant causé des blessures, conditions
de détention inacceptables, conditions de libération abusives :
l’enquête réclamée doit faire la lumière sur l’ensemble des stratégies
d’intervention et sur les violations de droit commises.  « Il faut aussi identifier le rôle et la responsabilité des dirigeants
politiques et policiers dans la planification et la coordination des
différentes stratégies d’intervention 
», indique Nicole Filion, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés, « et assurer aux victimes de violations de droits une réparation adéquate ».



Le gouvernement ne peut se fermer les yeux sur les abus des forces
policières dont la population du Québec a régulièrement été témoin
depuis le début du conflit étudiant, lequel s’est rapidement transformé
en crise sociale majeure.



« Nous continuons de recevoir des témoignages troublants de victimes
d’actes de répression et d’atteintes aux droits et libertés. Les
recours sont souvent difficiles à mettre en œuvre, notamment lorsqu’il
est impossible d’identifier les policiers en cause. De plus, ces
personnes sont souvent laissées à elles-mêmes et en ce sens, une
enquête publique indépendante permettrait à tout le moins à ces
personnes de connaître un début de réparation. L’absence d’un mécanisme
d’enquête indépendant qui aurait le pouvoir d’initier de telles
enquêtes comme il en existe actuellement en Ontario se fait cruellement
sentir dans les circonstances 
» déclare Dominique Peschard, président de la Ligue des droits et libertés.

Renseignements :

Nicole Filion, 514-715-7727 (cell)
direction@liguedesdroits.ca


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