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Communiqué


« Nous avons suivi de près l’élaboration de ce plan et nous y voyons
certaines avancées significative. Cependant, nous arrivons à la
conclusion que celui-ci n’arrive pas à générer au Québec les réductions
de GES nécessaires à l’atteinte de la cible de -20% en 2020 » a déclaré
Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David
Suzuki. Rappelons que pour atteindre sa cible, le Québec doit réduire
ses émissions de 17,3 Mt par rapport au scénario de cours normal des
affaires pour 2020. Or le plan ne permet de réduire les émissions que de
6 Mt sur cet horizon. C’est donc dire que le plan ne réalise qu’un
tiers du chemin et que d’autres mesures devront compléter le PACC
2013-2020.


Les organisations reconnaissent par ailleurs la présence de plusieurs
aspects intéressants comme la participation du Québec à la bourse du
carbone, l’engagement financier de 2,5 milliards annoncé lors du dernier
budget qui soutient l’ensemble des mesures de ce plan, et l’engagement
de consacrer les deux tiers de ce financement au développement du
transport collectif, mais elles soulignent que le talon d’Achille de
celui-ci tient au fait que le Ministère des Transports n’a pas de cible
précise pour le secteur des transports alors que ce secteur représente
43 % des émissions au Québec.


« Il est intenable pour nous que le MTQ reçoivent de l’argent du Fonds
vert pour des projets de transport en commun visant à réduire les GES
d’un côté pendant que de l’autre ce même ministère investisse dans de
nouveaux projets autoroutiers qui vont entrainer des hausses des
émissions de GES; ça ne tient pas la route » à déclaré Steven Guilbeault
d’Équiterre. « Nos organisations veulent une garantie de résultats dans
ce secteur. Le MTQ doit être imputable des efforts qu’il doit faire
dans ce secteur névralgique. Le gouvernement doit s’engager, tant dans
ses activités propres que dans celle de ses partenaires, à ce que les
décisions d’investissement dans ce secteur soient conditionnées à
l’atteinte d’une cible de réduction de -20% en 2020 par rapport à
l’année de référence 1990. »


« Lors du démarrage des travaux de développement du PACC 2013-2020, nos
organisations ont toutes souligné l’importance de concrétiser des
virages majeurs, notamment dans le secteur des transports et de
l’aménagement du territoire a déclaré. En l’absence d’une politique
ambitieuse de mobilité durable ou d’engagements clairs du MTQ, il nous
est impossible de conclure que ces virages seront réalisés d’ici 2020. »
a ajouté M. Guilbeault. Rappelons que le Ministre Arcand, au moment du
lancement des travaux du PACC 2013, avait convié la société québécoise à
un grand projet de société. Les organisations souhaitent que ce projet
se concrétise rapidement.


« Nous croyons également, comme l’ont d’ailleurs demandé la Fédération
des chambres de commerces du Québec et l’Association du camionnage, que
le Gouvernement du Québec devrait cesser d’investir dans de nouveaux
projets autoroutiers et se concentrer sur le maintien et la réfection
des infrastructures existantes ainsi que sur le transport collectif » a
jouté M. Mayrand. À cet égard les organisations souhaitent que le Québec
augmente à 30% la part des investissements du MTQ alloués au transport
collectif, comparativement à 18% aujourd’hui. Elles rappellent que le
transport routier s’accapare présentement 82% des investissements dans
ce secteur.

Les organisations souhaitent finalement reconnaitre le travail accompli
par l’équipe du MDDEP et la qualité du dialogue entretenu par le
gouvernement avec elles jusqu’ici et souhaite que celui-ci se poursuive
afin de compléter le plan d’action et d’atteindre les cibles fixées
pour 2020.



Pour information :


Steven Guilbeault, Équiterre, 514-231-2650

Karel Mayrand, Fondation David Suzuki, 514-998-5458


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