Le mardi 29 mai 2012
Silence, on parle: Des groupes environnementaux lancent un appel urgent pour la protection de l’environnement et de la démocratie
Les citoyens, les organismes et les entreprises sont invités à
prendre la parole le 4 juin pour dénoncer les efforts gouvernementaux
visant à nous réduire au silence.
Montréal, le 25 mai 2012 – Les groupes environnementaux
les plus importants au pays, incluant Équiterre, WWF, Greenpeace et la
Fondation David Suzuki, invitent les citoyens, les organisations et les
entreprises à participer à la campagne Silence, on parle qui vise à
dénoncer les attaques récentes du gouvernement fédéral contre
l’environnement et la démocratie au pays. Déjà, plus de 13 000 personnes
de partout au pays se sont jointes à cette campagne et plus de 100
groupes ont affirmé qu’ils prendront la parole le 4 juin prochain pour
défendre leur liberté d’expression. Plusieurs personnalités participent
également à la campagne, dont Margaret Atwood et Bruce Cockburn, ainsi
que Les Cowboys Fringants.
La population en a assez de se faire ignorer, et le 4 juin, des
dizaines de milliers de personnes prendront la parole pour
l’environnement et la démocratie. « Ce n’est pas seulement
l’environnement qui est assiégé au pays, c’est aussi la démocratie et le
droit de s’exprimer ouvertement sur des enjeux fondamentaux, explique
Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David
Suzuki. Nous devons dénoncer l’abus du pouvoir législatif de nos
gouvernements, tant à Ottawa qu’à Québec, qui vise à affaiblir et à
intimider des groupes qui s’opposent démocratiquement aux orientations
gouvernementales. »
Le gouvernement canadien s’apprête à adopter le projet de loi C-38
qui propose des « réformes » drastiques sur la protection de notre
capital naturel irremplaçable – poissons, forêts, océans et faune. Cette
loi permettrait de réprimer les organismes de bienfaisance – dont les
groupes environnementaux – lors des examens environnementaux, en
accélérant les processus d’approbation, et en excluant les groupes de la
société civile par exemple dans les projets d’oléoducs. « L’attaque
directe faite aux organismes environnementaux est un assaut contre deux
valeurs fondamentales partagées par les Canadiens et les Québécois : la
protection de l’environnement et la démocratie, ajoute Marie-Claude
Lemieux, directrice pour le Québec de WWF. Nous devons travailler
ensemble pour protéger notre planète et le système social dans lequel
l’expression d’une diversité de points de vue et le respect de la voix
des citoyens sont primordiaux. Nous devons parler haut et fort pour que
le projet de loi ne se réalise jamais. »
Au Québec, plus de 250 000 personnes ont marché dans les rues le 22
avril dernier pour défendre le bien commun et soutenir un Québec plus
vert, plus juste et plus démocratique. Le 22 mai, ce sont plus de 200
000 personnes qui se sont assemblées le 22 mai pour s’opposer à la loi
78 du gouvernement du Québec qui a pour effet de restreindre certaines
libertés civiles. « Ce qui est inquiétant tant du côté fédéral que
provincial est que l’on utilise le pouvoir du gouvernement pour
s’attaquer directement aux groupes qui ont un point de vue divergent,
ajoute Sidney Ribaux, cofondateur et coordonnateur général d’Équiterre.
Aujourd’hui, les associations étudiantes sont visées par Québec et les
groupes environnementaux par Ottawa. Qui seront les prochains? Il est
temps de mettre un frein à des comportements qui érodent notre
démocratie et qui ont pour effet de priver des groupes de citoyens de
leur voix. »
Les groupes impliqués invitent maintenant les citoyens, les
entreprises et les organismes de tous les secteurs à prendre la parole
le 4 juin prochain pour appuyer la protection de l’environnement et la
démocratie au pays. La campagne Silence, on parle invite tous ceux qui
ont un site Internet, un blogue, un compte Twitter ou une page Facebook à
participer en plongeant leur site dans le noir et en prenant la parole
virtuellement le 4 juin prochain. Les citoyens sont invités à faire
savoir aux deux gouvernements qu’ils se préoccupent de l’avenir de notre
démocratie et de notre environnement et qu’ils n’ont pas l’intention de
se taire.
Pour pous d’information: Silence, on parle
Les organisations environnementales participantes sont :
ACEP, AQLPA, Ecojustice, Environmental Defence, Ecojustice, Équiterre,
Fondation David Suzuki, Greenpeace, Institut Pembina, Jour pour la
Terre, Nature Canada, Nature Québec, Pembina Institute, Sierra Club
Canada, SNAP, West Coast Environmental Law et WWF Canada.
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Contacts pour les médias :
Manon Dubois
Fondation David Suzuki
514-679-0821
mdubois@davidsuzuki.org
Loïc Dehoux
Équiterre
514-605-2000
ldehoux@equiterre.org
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