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Communiqué


Ces organisations déposaient, le 13 avril dernier, leurs mémoires
suite à la préconsultation du ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs (MDDEP) sur le projet de révision du Code
de gestion. Ces groupes accueillent positivement le fait que le Québec
révise son Code de gestion, de même que la proposition d’élargir la
portée de l’interdiction afin de couvrir non seulement les pelouses,
mais également les autres éléments des espaces verts aménagés (végétaux
d’ornement, arbres, arbustes, potagers, surfaces pavées). Les groupes
estiment toutefois que celui-ci ne devrait autoriser seulement les
pesticides de faible impact pour l’usage à des fins esthétiques.


À la place, le MDDEP propose une analyse environnementale des
produits très peu convaincante. « Le critère environnemental proposé
pour interdire un produit n’a pas fait l’objet d’une démarche
scientifique, et il ne permettrait pas de protéger la biodiversité »,
constate Christian Simard, directeur général de Nature Québec.


De plus, certains pesticides ne seront même pas soumis aux nouveaux
critères de santé et d’environnement proposés par le ministère.


Par conséquent, au moins une douzaine d’ingrédients actifs,
actuellement interdits en Ontario ou en Nouvelle-Écosse seront autorisés
dans les espaces verts aménagés au Québec – une brèche inquiétante,
selon les groupes. « Pourquoi le Québec permettrait-il l’usage des
pesticides que d’autres provinces canadiennes ont interdits en vertu du
principe de précaution ? Alors qu’il révise son Code de gestion des
pesticides, le Québec devrait saisir l’occasion et s’inspirer des
meilleurs modèles actuellement en vigueur ailleurs afin de reprendre sa
position de leader dans ce domaine », affirme Karel Mayrand, directeur
général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.


Par ailleurs, il est inquiétant que la démarche proposée par le
Québec permettrait de réintroduire des produits interdits depuis 2003, y
compris dans les lieux fréquentés par les enfants. « Le nouveau Code
permettrait l’usage de davantage d’ingrédients actifs sur les lieux
fréquentés par les enfants que le précédent Code. Or, étant donné la
plus grande vulnérabilité des enfants, il doit y avoir une tolérance
zéro pour tout pesticide à usage esthétique et les pratiques écologiques
doivent être priorisées pour le contrôle des insectes et plantes
menaçant la santé ou la sécurité publiques sur ces lieux », souligne
Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre.


La pétition pour demander un nouveau Code de gestion des pesticides
est disponible sur le site Web de la Fondation David Suzuki : http://action.davidsuzuki.org/fr/pesticides-2012


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Source :


Loïc Dehoux, Chargé de projet en communications

Équiterre

514 522-2000, poste 291 / cellulaire 514 605 2000 / ldehoux@equiterre.org


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