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Communiqué

Montréal, le 19 septembre 2011– Équiterre et
la Fondation David Suzuki se réjouissent que le gouvernement du Québec
poursuive la mise en œuvre du système de plafond et d’échange dans le
cadre du Western Climate Initiative (WCI). S’il est bien conçu, ce
règlement comptera parmi les plus puissants outils du gouvernement pour
combattre les changements climatiques, être un chef de file dans la
lutte pour le climat et tirer profit d’une économie verte qui créera de
remarquables débouchés et possibilités d’emplois pour un Québec
novateur.


Toutefois, la Fondation David Suzuki et Équiterre considèrent que
certaines parties du projet de règlement proposé demeurent faibles et
comportent des failles qui compromettent la performance environnementale
du futur système et tout son potentiel. Les groupes sont principalement
préoccupés par la présence de nombreux mécanismes de flexibilité ou
d’échappatoires, tels que les crédits pour réductions hâtives, la
décision de ne pas vendre aux enchères tous les permis et d’en allouer
un grand nombre gratuitement selon un système d’intensité des émissions.
Cela réduira grandement la capacité du système de réduire réellement
les émissions.


«Autant de mécanismes de flexibilité ne garantissent pas des
réductions réelles, rendent le système moins transparent et minent la
compréhension et la confiance du publique à son égard », souligne Karel
Mayrand directeur général de la Fondation David Suzuki QUébec.


« Un système de plafonnement et d’échange simple, transparent et
rigoureux sur le plan environnemental serait préférable à celui qui est
actuellement proposé. Un tel système fonctionnerait par la vente aux
enchères de la totalité des quotas ou des permis d’émission, et
réduirait considérablement l’accès aux crédits compensatoires pour
maintenir les prix sur le marché. C’est précisément ce qui a fait
trébucher le système européen à son lancement », fait remarquer Steven
Guilbeault, cofondateur et coordonnateur général adjoint d’Équiterre.


Par ailleurs, les deux organismes recommandent que le projet de
règlement intègre plus rapidement le secteur des transports, la plus
grosse part des émissions du Québec, ce qui est actuellement prévu pour
2015 seulement. Équiterre et la Fondation David Suzuki recommande aussi
que le projet de règlement vise davantage les émissions des procédés,
peu touchés par l’actuelle proposition, et que celui-ci soit liée
directement aux cibles que s’est donnée la province pour réduire ses
émissions d’ici 2020.


Finalement, Équiterre et la Fondation David Suzuki sont très déçus de
constater que certains acteurs du secteur industriel québécois
craignent encore, en 2011, l’impact négatif d’un tel système de plafond
et d’échange sur l’économie québécoise. Depuis de nombreuses années, les
études provenant autant du secteur universitaire, économique,
qu’environnemental démontrent les bénéfices pour l’économie et l’emploi
de la mise en œuvre d’une telle approche.


Pour consulter le mémoire, visitez le www.equiterre.org/publications


– 30 –


Source :

Eveline Trudel-Fugère

Équiterre

514-605-2000

etfugere@equiterre.org


Manon Dubois, Spécialiste des communications

Fondation David Suzuki

514-679-0821

mdubois@davidsuzuki.org

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