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Communiqué

MONTRÉAL, le 4 juill. 2011  – La Fédération étudiante
collégiale du Québec (FECQ) s’inquiète du manque de place récurrent
dans les cégeps de Montréal et de la dévitalisation de plusieurs cégeps
situés en région éloignée. La FECQ estime qu’il est temps de mettre en
place des mesures à long terme pour assurer une place à tous les
jeunes, sans égard à leur situation géographique. « Pendant que les
cégeps de Montréal débordent, la plupart des cégeps situés en région se
vident. La surpopulation des cégeps de Montréal n’est que la pointe de
l’iceberg d’un problème qui est beaucoup plus large. Nous pensons qu’il
est temps d’agir car les solutions existent », explique Léo
Bureau-Blouin, président de la FECQ.



Rappelons que près de 900 jeunes ont été refusés dans les cégeps
métropolitains, faute de places disponibles. À l’opposé, certains
cégeps comme celui de la Gaspésie et des Îles vivent une grave baisse
de leur population étudiante. La population du cégep de la Gaspésie et
des Îles a presque fondu de moitié depuis les années 1990, passant de
1200 étudiants à 600. Pour pallier au manque de place à Montréal, le
ministère de l’Éducation a annoncé un financement spécial pour 500
nouvelles places pour la rentrée 2011.



La FECQ souligne cette mesure palliative, mais soutient qu’elle ne sera
pas suffisante pour répondre aux problèmes démographiques qui affligent
le réseau des cégeps. « C’est n’est pas une mauvaise mesure, mais ça ne
règle pas le problème à long terme. Le Ministère devrait inciter
davantage les jeunes à aller étudier en région en faisant la promotion
des programmes uniques qui existent dans certains cégeps et en révisant
les programmes d’études offerts en région. On ferait une pierre, deux
coups en désengorgeant Montréal tout en aidant les régions en
difficulté! », soutient M. Bureau-Blouin.



La FECQ propose aussi de mettre en place des incitatifs financiers via
le programme de prêts et bourses pour inciter les jeunes à choisir les
cégeps situés hors des grands centres urbains. La création de nouveaux
programmes exclusifs comme le cours de Journalisme, qui attire des
étudiants du partout à travers le Québec au Cégep de Jonquière, est une
autre piste de solution selon les cégépiens. « Il faut rendre les
études en région attrayantes sinon on n’y arrivera pas et il va falloir
créer à gros prix des places à Montréal et financer des bancs d’école
vides en région. », ajoute Léo Bureau-Blouin.



En terminant, les étudiants suggèrent que les services régionaux
d’admission proposent des places dans d’autres régions aux jeunes qui
sont refusés dans un cégep de grand centre. Selon la FECQ, cette mesure
serait bénéfique tout en engendrant peu de coûts. À titre d’exemple, le
Cégep de Sorel-Tracy, situé à quelques kilomètres de Montréal, vit une
grave baisse démographique. La FECQ estime qu’une telle mesure
permettrait de désengorger les cégeps de Montréal et ainsi de sauver
des coûts tout en assurant la pérennité du cégep de Sorel-Tracy.



« Nous invitons le Ministère de l’Éducation à passer à l’action! C’est
en instaurant des mesures structurantes pour inciter les jeunes à
étudier en région et en révisant la carte des programmes que nous
pourrons répondre aux défis de demain », conclut le président de la
FECQ.



La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente plus de
60 000 étudiants collégiaux réunis dans 23 associations étudiantes
présentes sur l’ensemble du territoire québécois. Depuis 21 ans, elle
défend et promeut les droits et intérêts des étudiants des cégeps.

Renseignements:

Charlotte Watson, coordonnatrice aux relations et communications FECQ, cell. : (514) 554-0576, bureau : (514) 396-3320, courriel : crc@fecq.org, Twitter : @charlottewats

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