Le vendredi 27 mai 2011
L’IRÉC remet ses prix annuels – Un premier prix pour une thèse sur la qualité de l’emploi pour les femmes et les hommes au Québec
MONTRÉAL, le 26 mai 2011 – L’Institut de recherche en
économie contemporaine (IRÉC) a décerné aujourd’hui ses prix annuels.
Luc Cloutier reçoit le prix de 10 000 $ pour la meilleure thèse de
doctorat intitulée « L’évolution de la qualité de l’emploi des femmes
et des hommes au Québec entre 1997 et 2007 : l’ascenseur de la
scolarisation et le fardeau des responsabilités familiales ». L’auteur
constate une réduction appréciable de l’ordre de 30 % de l’écart entre
les genres en ce qui concerne la qualité de l’emploi. Selon, le
directeur général de l’IRÉC Robert Laplante, un des apports
remarquables du chercheur est l’introduction d’une nouvelle typologie
de la qualité de l’emploi permettant un regard multidimensionnel,
prenant en compte la rémunération, la stabilité de l’emploi, la
qualification et les heures de travail.
L’IRÉC a également remis deux mentions d’honneur de 3 000 $ dans la
catégorie « Thèse de doctorat ». Catherine Le Capitaine a reçu une
mention d’honneur pour sa thèse intitulée « L’impact des nouvelles
identités professionnelles des femmes sur les identités syndicales : le
cas du Mouvement Desjardins ». L’auteure voulait mieux comprendre les
liens entre les transformations du vécu des employées syndiquées, leurs
impacts sur l’identité professionnelle et sur l’identité syndicale.
Lovasoa Nirina Ramboarisata a reçu une mention d’honneur pour sa thèse
de doctorat intitulée « Analyse institutionnelle de la stratégie de
responsabilité sociale d’entreprise (RSE) des institutions financières
coopératives ». L’auteure a opté pour une démarche qui lui permet de
concilier à la fois la dynamique des acteurs et les effets de système
qui pèsent sur les organisations et les institutions. « La gouvernance
démocratique et les valeurs coopératives, dit-elle, font une certaine
différence et ouvrent un espace d’innovation ».
Meilleur mémoire de maîtrise
Abel Brodeur a gagné le prix de 5 000 $ pour son mémoire de maîtrise
intitulé « État, économie et population. De Malthus à Keynes et
Myral ». Un des premiers mérites du chercheur est d’avoir su revenir
aux sources de la pensée de Malthus et d’avoir fait ressortir comment,
aussi bien chez Keynes que chez Myrdal, ces paramètres sont mis en
tension. « Dans un contexte où les enjeux démographiques du
vieillissement et de l’immigration, en particulier, prennent une place
grandissante dans les débats sur les finances publiques, ce travail
montre qu’il est opportun de réfléchir aux fondements théoriques et aux
hypothèses démographiques sur lesquelles reposent les analyses
économiques », a souligné Robert Laplante.
Deux mentions d’honneur de 2 000 $ dans la catégorie « Mémoire de
maîtrise » ont été décernées. Alice Friser a reçu une mention d’honneur
pour son mémoire intitulé « Du discours militant à la réalité de marché
: la réponse du commerce équitable à la crise du coton en Inde ».
Situant cette production dans son contexte global et mesurant bien les
effets d’une surproduction mondiale qui a plongé l’Inde dans une
situation dramatique, l’auteure dresse un portrait des enjeux en
suivant le parcours d’une organisation de producteurs. « Les résultats,
constate-t-elle, montrent que le commerce équitable atténue les effets
de la crise du coton, mais il ne permet pas, dans le cadre actuel des
pratiques agricoles et des réalités commerciales, de s’affranchir des
modèles dominants ». Caroline Simard a aussi reçu une mention d’honneur
pour son mémoire « Coûts et bénéfices, privés et sociaux, des bandes
riveraines boisées en milieu agricole ». Partant de la situation du
basin versant de la Baie Mississisquoi, l’auteure a travaillé avec
trois modèles d’aménagement agroforestier dont elle évalue et compare
les avantages et les coûts. « Les bandes riveraines ne sont pas
rentables pour le producteur, établit-elle, en raison notamment du coût
élevé de leur entretien, mais les résultats sont meilleurs si l’on se
déplace du point de vue social. Les bénéfices sociaux liés à
l’agroforesterie en milieu agricole surpassent les coûts et les bandes
riveraines sont un moyen de lutte à la pollution diffuse en milieu
agricole ».
En terminant, le directeur général de l’IRÉC a parlé du décès de Paul
Bernard, qui a fait carrière au département de sociologie de
l’Université de Montréal et de Gilles Dostaler qui a oeuvré au
département des sciences économiques de l’Université du Québec à
Montréal (UQAM). Ces derniers ont dirigé, le premier la thèse de
doctorat de Luc Cloutier, le second le mémoire de maîtrise d’Abel
Brodeur. « On voudra bien voir là, dit-il, une façon de faire honneur à
leur mémoire et de prolonger leurs œuvres. Ces deux grands chercheurs
ont préparé la relève, l’IRÉC leur témoigne reconnaissance ».
L’Institut de recherche en économie contemporaine (www.irec.net) est un organisme indépendant, sans but lucratif, voué à la recherche
et à la promotion des compétences dans le domaine économique. Le
concours de l’IRÉC est rendu possible grâce au soutien de la société
Simplex, location d’outils.
Renseignements:
André Laplante, IRÉC, (514) 258-4798 (téléphone cellulaire) Courriel : andrelaplante@irec.net
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