Région

Sélectionnez une ville/municipalité

Thématique

Sélectionnez un sujet

Connexion
Membre

Communiqué

Au Québec, progression du nombre de cas et taux d’incidence parmi les
plus élevés.

Les gains de la lutte au cancer doivent passer par le dépistage et la
lutte au tabagisme.


MONTRÉAL, le 18 mai – Le nombre de cas de cancer continue
de progresser au Québec et dans le reste du pays. Par ailleurs, le
recours à un simple test de dépistage effectué chez soi permettrait de
prévenir de nombreux décès par cancer colorectal chez les Canadiens.
C’est ce que nous apprennent les Statistiques canadiennes sur le cancer 2011, que la Société canadienne du cancer fait paraître aujourd’hui, en
collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada et
Statistique Canada.



Points saillants : Statistiques canadiennes sur le cancer 2011



  • En 2011, au Québec, il y aura 46 500 nouveaux cas de cancer (177 800
    au Canada1) et 20 100 décès attribuables à cette maladie (75 000 au Canada).

    • En moyenne, toutes les 11 minutes un Québécois (3 minutes au Canada)
      apprend qu’il est atteint d’un cancer. Toutes les 26 minutes,
      un Québécois (7,5 minutes au Canada) meurt d’un cancer.

  • L’âge est le premier facteur de risque du cancer. Le nombre de nouveaux
    cas de cancer s’accroît à mesure que la population canadienne augmente
    et vieillit2.

  • Plus de la moitié des nouveaux cas diagnostiqués seront des cancers du
    poumon, de la prostate, du sein, et des cancers colorectaux (soit
    55,6 % au Québec et 51,6 % pour tout le pays).

  • Au Québec, le tiers des décès par cancer – soit 33,3 % – sont imputables
    au cancer du poumon (27 % pour tout le pays). Le cancer du poumon tue
    deux fois plus de Québécoises que le cancer du sein et près de 4,5 fois
    plus de Québécois que le cancer de la prostate3.

  • Le taux d’incidence normalisé du cancer en général4 n’est pas en hausse, et ce, pour la plupart des cancers; le taux de
    mortalité est en baisse pour la plupart des cancers.

  • En général, les taux d’incidence et de mortalité sont plus élevés au
    Québec et dans les provinces de l’Atlantique. C’est en
    Colombie-Britannique qu’ils sont les plus bas5.

  • Le taux de survie relative à cinq ans pour tous les cancers se situe à
    62 %.


Thématique spéciale : le cancer colorectal

Selon le volet spécial du livret des Statistiques canadiennes sur le cancer 2011, on estime, qu’au pays, des milliers de décès par cancer colorectal
pourraient être évités si les personnes âgées de 50 à 74 ans
subissaient tous les deux ans un simple test de dépistage. Les données
scientifiques indiquent aussi qu’on pourrait enregistrer une réduction
d’environ 15 à 18 % du nombre de décès par cancer colorectal si 60 % de
la population québécoise à risque moyen et âgée de 50 à 74 ans passait
un test de recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans6.



La SCC recommande aux Québécois de 50 à 74 ans de se soumettre tous les
deux ans à un dépistage par simple analyse des selles (recherche de
sang occulte dans les selles). Le test immunochimique fécal TIRSOS (qui
sera utilisé pour le Programme québécois de dépistage du cancer
colorectal) est facile d’emploi, et le patient le fait lui-même, à la
maison. Il permet de déceler des traces de sang dans les selles qui
peuvent annoncer un cancer colorectal.



« L’un des principaux objectifs du dépistage est de déceler le cancer
chez les personnes exemptes de symptômes, déclare Dr Gilles Pineau, conseiller scientifique de la Société canadienne du
cancer – Division du Québec. Dans le cas du cancer colorectal, le
dépistage par analyse des selles chez les personnes de 50 à 74 ans se
traduit par une diminution des décès. »



Le cancer colorectal arrive au deuxième rang des cancers les plus
meurtriers au Canada; on estime que 2400 Québécois (8900 Canadiens) en
mourront en 2011. C’est le quatrième cancer le plus diagnostiqué au
Canada, après les cancers de la prostate, du poumon et du sein. On
estime que 6000 nouveaux cas de cancer colorectal (22 200 au Canada)
surviendront au Québec en 2011. Bien que l’incidence du cancer
colorectal soit à la baisse depuis une vingtaine d’années, on note,
comme pour plusieurs autres cancers, une hausse appréciable des
nouveaux cas en raison de la croissance démographique et du
vieillissement de la population.



Tendances provinciales en matière de dépistage du cancer colorectal

Au Canada, la participation au dépistage varie grandement selon la
province : le Québec arrive bon dernier, tandis que l’Ontario et le
Manitoba trônent au sommet du palmarès (un programme provincial de
dépistage y est en place depuis 2008 et 2007, respectivement alors que
le Programme québécois de dépistage du cancer colorectal à venir à
l’échelle provinciale est présentement en cours d’implantation sous
forme de projet pilote dans huit centres hospitaliers répartis dans six
régions du Québec.



« Une première phase du projet pilote du Programme québécois de
dépistage du cancer colorectal a débuté l’automne dernier dans le but
d’optimiser l’accès éventuel en soins de coloscopie pour tous et
d’assurer un déploiement harmonieux du programme dans toute la
province, précise le Dr Pineau. La deuxième phase du programme de dépistage doit débuter au
printemps 2012 dans les huit centres hospitaliers ciblés par le
programme dans le but de tester le dépistage systématique chez les
personnes à risque moyen, âgées de 50 à 74 ans. Toutefois, la date du
déploiement à l’échelle de la province du Programme québécois de
dépistage du cancer colorectal n’a pas encore été annoncée. La Société
canadienne du cancer est d’avis que si l’on souhaite sauver des vies et
prévenir des cancers colorectaux, il faut voir à la mise en œuvre du
programme à l’échelle du Québec dès que possible. »



Recommandations de la SCC pour favoriser le dépistage du cancer
colorectal


Les décès par cancer colorectal ont notablement diminué depuis l’an
2000, et la survie s’est améliorée. Mais pour faire mieux encore, la
SCC estime qu’il faudra :



  • encourager le dépistage, notamment :

    • en favorisant une participation régulière au Programme québécois de
      dépistage du cancer colorectal — à l’heure actuelle, seulement 16 % des
      Québécois (32 % des Canadiens) âgés de 50 ans et plus passent
      régulièrement un test de dépistage7. Le facteur déterminant le plus décisif du passage d’un test de
      dépistage du cancer colorectal est la discussion entre les individus et
      leur médecin. La SCC estime qu’il faudra impérativement assurer la
      participation et l’endossement des omnipraticiens lors du déploiement
      provincial du nouveau Programme québécois de dépistage du cancer
      colorectal;

    • en sensibilisant davantage les Québécois à l’importance du dépistage
      qui, il importe de le souligner, vise les personnes exemptes de
      symptômes8 — 60 % des Canadiens ne comprennent pas que le dépistage est une
      « habitude santé » à prendre, qu’ils aient des symptômes ou non et les
      Canadiens ne connaissent pas bien, pour la plupart, les tests par
      analyse des selles. La majorité connaît toutefois la coloscopie (test
      de suivi plus invasif);

  • identifier, par la recherche, les facteurs de risque du cancer
    colorectal ainsi que les stratégies de prévention et de traitement
    efficaces.


Recommandations de la SCC pour favoriser la lutte au cancer au Québec

Les grandes tendances invoquées dans les nouvelles Statistiques canadiennes sur le cancer 2011 nous disent que :



  • le taux d’incidence n’est pas en hausse, et ce, pour la plupart des
    cancers;

  • le taux de mortalité est en baisse pour la plupart des cancers;

  • on observe une chute marquée du taux de mortalité pour certains cancers.


Toutefois, le nombre de cas de cancer est en hausse et devant ces
tendances, nous devons :



  • continuer d’insister sur le dépistage des cancers du sein et du col de
    l’utérus ainsi que du cancer colorectal;

  • poursuivre notre lutte contre le tabagisme et demander des amendements
    de la Loi québécoise sur le tabac dans le but d’empêcher une prochaine génération de fumeurs (les jeunes
    de 15 à 24 ans). Dans les faits, la SCC souhaite protéger les enfants
    de la fumée secondaire, contrer le tabac illégal et stopper la mise en
    marché systématique de nouveaux produits;

  • revendiquer l’application de politiques de santé publique afin de
    réduire davantage les taux globaux d’incidence du cancer et de
    mortalité liés à cette maladie, notamment pour le cancer du mélanome en
    hausse constante9. À cet égard, la SCC est d’avis que les lits de bronzage doivent être
    interdits aux moins de 18 ans et que toute forme de publicité de
    bronzage artificiel devrait être bannie auprès d’eux.


« Si nous poursuivons résolument ces objectifs, nous continuerons de
marquer des points aux dépens du cancer et à sauver des vies, déclare
Marc Drolet, directeur des Affaires publiques, Société canadienne du
cancer, Division du Québec. Les Québécois comptent pour 23 % de la
population canadienne, mais les chiffres de 2011 démontrent que 26 %
des nouveaux cas de cancer au pays seront diagnostiqués au Québec alors
que 27 % des décès auront lieu dans cette province. Si nous voulons
gagner la lutte contre le cancer, il faut agir sur tous les fronts.10



Le rapport des Statistiques canadiennes sur le cancer 2011 est préparé, imprimé et distribué grâce à la collaboration de la
Société canadienne du cancer, de l’Agence de la santé publique du
Canada, de Statistique Canada ainsi que des registres du cancer
provinciaux et territoriaux.



La SCC contribue tous les jours aux progrès de la recherche en cancer et
travaille activement sur le terrain à lutter contre la maladie. Visiter
www.cancer.ca et www.facebook.com/sccquebec, ou communiquer avec le Service d’information sur le cancer au 1 888 939-3333 pour en savoir plus sur les Statistiques canadiennes sur le cancer 2011 ou pour toute question sur le cancer.



L’Enquête sur le dépistage du cancer du côlon au Canada a été commandée par le Partenariat canadien contre le cancer et
réalisée du 10 mars au 17 avril 2009 par Angus Reid Public Opinion et
le Centre de recherche appliquée en santé de l’hôpital St. Michael’s de
Toronto. Au total, 3153 Canadiens choisis au hasard ont été sondés. La
marge d’erreur, qui rend compte de la variabilité d’échantillonnage, se
situe à +/- 2,1 %. On a pondéré les résultats en fonction des données
de recensement les plus récentes sur le niveau de scolarité, l’âge, le
sexe et la région afin de s’assurer que l’échantillon est représentatif
de la population adulte canadienne.













































1

À l’exclusion de 74 100 cas de cancer de la peau (basocellulaire et
squameux) autre que le mélanome (40 700 hommes et 33 300 femmes).

2

En 1971, 7 % de la population du Québec était âgée de 65 ans ou plus.
Cette proportion est passé à 14 % en 2006 et atteindra 24 % selon les
projections pour 2026. Les baby-boomers (nés entre 1946 et 1966) sont
âgés aujourd’hui de 45 à 65 ans et ils comptent pour près du tiers de
la population québécoise (environ 2,5 millions d’individus). Leur
vieillissement va faire exploser les effectifs des personnes de 65 ans
et plus au cours des prochaines années. (Vieillissement de la population, état fonctionnel des personnes âgées et
besoins futurs en soins de longue durée au Québec
, INSPQ, Mars 2010).

3

Depuis le début des années 1990 : le taux de mortalité pour le cancer du
poumon a baissé de 29 % chez les hommes alors qu’il a augmenté de 40 %
chez les femmes pour la même période. PORTRAIT DU CANCER AU QUÉBEC,
2006 publié en 2010.

4

Nombre de nouveaux cas de cancer qui pourraient survenir dans une
population ayant la même répartition d’âge que la population type
canadienne de 1991.

5

Les différences sont tout particulièrement liées au cancer du poumon et aux autres cancers reliés au tabagisme.

6

Pertinence et faisabilité d’un programme de dépistage du cancer
colorectal au Québec
, Institut national de santé publique du Québec, Octobre 2008

7

Enquête sur le dépistage du cancer du côlon au Canada, réalisée en 2009

8

Les personnes dont un proche parent a déjà été atteint de ce type de
cancer et celles souffrant d’affections comme des polypes ou d’une
maladie intestinale inflammatoire, courent plus de risques que la
moyenne d’être atteintes de cancer colorectal et ont fortement intérêt
à discuter d’un plan personnalisé de dépistage avec leur médecin.

9

 Le mélanome est un des cancers responsables de l’incidence plus élevée
du cancer observée chez les femmes de 20 à 59 ans.

10

Par comparaison, l’Ontario compte 39 % de la population canadienne. Les
chiffres de 2011 démontrent que moins de 38 % des nouveaux cas de
cancer au pays seront diagnostiqués dans cette province (37 % des
décès).

Renseignements:

André Beaulieu, conseiller principal, Relations publiques
Société canadienne du cancer, Division du Québec
514 393-3444, abeaulieu@quebec.cancer.ca

Partagez sur votre réseau

Vous souhaitez vous afficher?

Devenez membre et publiez sur MaCommunaute.ca

Devenir membre