Le mercredi 23 mars 2011
Selon un sondage pancanadien, 76 pour cent des Québécois sont affectés personnellement par le cancer
En cas de cancer à un stade avancé, le maintien de la qualité de vie et l’accès aux traitements sont des questions qui revêtent une importance croissante au Québec
MONTRÉAL, le 23 mars – L’Association canadienne du cancer
colorectal (ACCC) a dévoilé aujourd’hui les résultats d’un sondage
pancanadien intitulé « Évaluation de la qualité de vie en cas de cancer », selon lesquels 82 pour cent des Canadiens, ce qui représente une
proportion alarmante, ont été personnellement affectés par le cancer,
que ce soit après avoir assisté au combat mené contre cette maladie par
un ami proche ou un membre de leur famille, ou après avoir dû y faire
face eux-mêmes. Les résultats sont tout aussi frappants au Québec où 76
pour cent de la population a été touchée par cette maladie.
Les résultats du sondage sont présentés dans le cadre de la conférence
« Améliorer les soins offerts aux Québécois atteints de cancer
colorectal » de l’ACCC qui a lieu aujourd’hui à Montréal. Cet événement unique d’une
journée rassemble médecins, professionnels de la santé, patients,
représentants des ministères provinciaux et intervenants de l’industrie
dans le but d’aborder les questions relatives à la qualité des soins du
cancer colorectal au Québec.
Selon monsieur Barry D. Stein, président de l’ACCC, la conférence a pour
but de souligner l’importance de la prévention et du dépistage, et de
l’accès en temps opportun à des traitements efficaces, des soins
infirmiers de qualité et des réseaux de praticiens. En plus du forum
des patients, les participants peuvent également visiter l’exposition
multimédia du côlon géant de 40 pieds. La conférence sera également
l’occasion pour les participants de faire le point sur la qualité des
soins prodigués aux patients atteints de cancer colorectal dans la
province et proposer des améliorations.
« Il est difficile de mesurer l’impact du cancer sur la population, mais
cette enquête révèle que le fardeau affectif associé au cancer est
complexe et que les Canadiens ont des inquiétudes quant à leur qualité
de vie lorsqu’ils arrivent en phases terminales de la maladie », a
affirmé monsieur Stein. « Ce sondage a également mis en évidence des
préoccupations entourant la qualité de vie et l’accès aux traitements
aux stades avancés du cancer, ce qui indique que nous devons concentrer
nos efforts sur les besoins réels des patients, y compris leur qualité
de vie. »
Assurer la qualité de vie des patients en fin de vie
En 2010, on estimait à 45 200 le nombre de nouveaux cas de cancer au
Québec (en comparaison à 173 800 au Canada) et à 20 300 le nombre de
décès liés au cancer (en comparaison à 76 200 au Canada)1. Compte tenu des taux d’incidence enregistrés en 2010, près de 6 000
Québécois développeront un cancer colorectal au cours de leur
existence, et on estime que 2 500 décéderont des suites de cette
maladie2. Ces taux, combinés aux données recueillies dans le cadre du sondage,
indiquent qu’il est nécessaire de mettre davantage l’accent sur les
moyens d’assurer le confort et la qualité de vie des patients souffrant
d’un cancer en phase terminale.
De plus, l’enquête sur l’Évaluation de la qualité de vie en cas de cancer révèle que les Canadiens souhaitent disposer d’autres options
thérapeutiques, même après un diagnostic de cancer terminal. Lorsqu’on
leur a demandé à quoi ils consacreraient leur temps s’ils n’avaient
plus que quelques semaines à vivre, 32 pour cent des répondants
québécois ont déclaré qu’ils consacreraient ce temps à la recherche
d’options susceptibles de prolonger la durée de leur vie.
Les Québécois se préoccupent non seulement de leur propre santé, mais
ils manifestent également de la compassion à l’égard des autres
personnes dans le besoin. Les souhaits qu’ils expriment au sujet de la
qualité de vie concernent également leurs amis proches et les membres
de leur famille. Il n’est par conséquent pas surprenant de constater
que la quasi-totalité (86 pour cent) des Québécois considère que
l’accès à des traitements capables de prolonger l’existence pendant
quelques semaines de plus, avec une bonne qualité de vie, serait
hautement souhaitable pour leurs êtres chers.
Accès aux soins
L’enquête sur l’Évaluation de la qualité de vie a indiqué que l’un des aspects du maintien de la qualité de vie consiste
également à améliorer l’accès aux thérapies qui traitent les cancers
métastatiques, c’est-à-dire ceux qui sont en phase avancée. Les
résultats recueillis font cependant apparaître des disparités
régionales dans les niveaux de confiance des Canadiens envers l’accès à
ces thérapies. Plus de la moitié des Canadiens estiment que l’endroit
où l’on vit au Canada a une incidence sur la qualité du traitement dont
on bénéficie après avoir reçu un diagnostic de cancer. D’ailleurs, 87
pour cent des Québécois (par rapport à 82 pour cent à l’échelle
nationale) croient qu’il est de difficile à très difficile d’obtenir le
remboursement par le régime provincial des plus récents traitements
destinés à préserver la qualité de vie, et seulement 31 pour cent des
répondants du Québec ont indiqué être très confiants que leur province
fournit des traitements anticancéreux d’aussi bonne qualité que les
autres provinces du Canada.
Bien que le degré de confiance envers l’accès au traitement à l’échelle
provinciale soit faible, 46 pour cent des répondants du Québec, soit
plus que dans toute autre province, ont indiqué que le gouvernement
n’avait aucune raison de ne pas fournir des traitements qui
prolongeraient de quelques semaines la vie des patients atteints de
cancer tout en leur offrant une bonne qualité de vie. Quand on leur a
demandé s’ils envisageraient de se rendre à l’extérieur de leur
province pour recevoir un traitement, les participants ont indiqué
qu’ils préféreraient trouver un traitement anticancéreux dans la
province où ils étaient domiciliés. Cependant, sept Québécois sur dix
(ce qui correspond à la moyenne nationale) ont indiqué qu’ils se
déplaceraient à l’extérieur de leur province ou de leur pays pour
trouver un traitement susceptible de prolonger leur durée de vie de
plusieurs semaines ou mois.
« Offrir l’accès à des traitements de qualité en fin de vie et assurer
l’accès aux traitements pouvant prolonger la durée de vie tout en
offrant un confort, en particulier lorsqu’il s’agit d’un cancer de
stade avancé, devrait constituer un objectif hautement prioritaire pour
le gouvernement québécois », a affirmé Dr Benoit Samson,
hémato-oncologue à l’Hôpital Charles LeMoyne et professeur en
enseignement clinique à la Faculté de médecine et des sciences de la
santé (FMSS) de l’Université de Sherbrooke « Nous continuons à chercher
des façons d’améliorer les soins prodigués aux patients au Québec, et
il est important que les professionnels de la santé et les autorités
sanitaires continuent d’évaluer les options offertes aux patients et
prennent des décisions thérapeutiques tenant compte des besoins
personnels et des souhaits des patients. »
Satisfaire les besoins des patients atteints d’un cancer colorectal
Le cancer colorectal a des répercussions profondes pour les Canadiens
considérant qu’il touche 17 pour cent des répondants de l’enquête et
plus de 14 pour cent des résidents du Québec. « En raison de l’absence
de dépistage, le cancer colorectal est souvent diagnostiqué quand il
est rendu au stade avancé, a ajouté monsieur Stein. Lorsqu’on découvre
un cancer métastatique, les patients doivent recevoir un traitement
poussé. Dans certains cas, si on a également recours à l’intervention
chirurgicale, on peut les guérir. Toutefois, cette réalité ne s’avère
que pour un petit groupe de patients. Grâce aux chirurgies énergiques
et aux traitements efficaces, le nombre de patients survivant plus
longtemps au stade avancé ne cesse d’augmenter. La possibilité de
bénéficier d’une bonne qualité de vie est donc très intéressante, même
en phase terminale. »
Le cancer colorectal, qui se manifeste au niveau du côlon ou du rectum,
constitue la seconde cause de décès, par ordre d’importance, des suites
d’un cancer au Canada. Bien qu’il soit hautement évitable et
guérissable lorsqu’il est détecté tôt, on a estimé en 2010 que 22 500
Canadiens recevraient un diagnostic de cancer colorectal, et que 9 100
personnes en décéderaient. Les hommes et les femmes sont affectés par
cette maladie en proportions presque égales.Il faut s’attendre à ce qu’un homme sur 14 et une femme sur 16 en soient
atteints pendant leur existence. Un homme sur 27 et une femme sur 31 en
mourront3.
Méthodologie de l’enquête
La collecte et l’analyse des données ont été effectuées par CICIC, une
entreprise de recherche commerciale de Montréal offrant des services
complets. L’enquête a été menée en ligne auprès d’un échantillon
représentatif de 1 001 Canadiens (243 Québécois) âgés d’au moins 18
ans, un indice de pondération étant appliqué de manière à assurer la
représentativité de l’échantillon en fonction du sexe, de l’âge et de
la région pour le Canada, entre le 18 et le 19 janvier 2011. Les
répondants étaient sélectionnés par un double consentement. L’enquête,
dont les résultats ont été publiés par l’ACCC, a été rendue possible
par un subside à la formation accordé sans restriction par AMGEN
Canada.
Au sujet de l’ACCC
L’Association canadienne du cancer colorectal est la principale
association nationale sans but lucratif dont la raison d’être est de
sensibiliser le public au cancer colorectal, d’offrir un soutien aux
patients et de militer en faveur de la prévention primaire, de la mise
sur pied de programmes provinciaux de dépistage et de l’obtention d’un
accès égal et en temps opportun à des traitements efficaces pour
améliorer le pronostic des patients.
Références
___________________
1 Société canadienne du cancer. Site consulté en février 2011. http://www.cancer.ca/Quebec/About%20cancer/Cancer%20statistics/Cancer%20statistics%20in%20Quebec.aspx?sc_lang=fr-ca
2 Société canadienne du cancer. Site consulté en février 2011.
http://www.cancer.ca/Quebec/About%20cancer/Cancer%20statistics/Canadian%20Cancer%20Statistics.aspx?sc_lang=en
3 Association canadienne du cancer colorectal. Site consulté en février
2011. http://www.colorectal-cancer.ca/en/just-the-facts/colorectal/
Renseignements:
Caroline Couillard / Steven Ross
Morin Relations Publiques
514 289-8688, poste 233 / 236
caroline@morinrp.com / steven@morinrp.com
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