Région

Sélectionnez une ville/municipalité

Thématique

Sélectionnez un sujet

Connexion
Membre

Communiqué

MONTRÉAL, le 25 janv. – « Les loyers ont déjà trop augmenté
à la faveur de la pénurie de logements locatifs des dix dernières
années. Il faut contester les hausses! ». C’est en ces termes que le
coordonnateur du Front d’action populaire en réaménagement urbain,
François Saillant, a incité les locataires à refuser toute nouvelle
augmentation de loyer qui leur paraîtrait exagérée, en fonction des
indices communiqués ce matin par la Régie du logement.


En s’appuyant sur des données publiées en décembre 2010 par la Société
canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le FRAPRU précise que
le coût moyen des logements de deux chambres à coucher a augmenté de
34,5 % à l’échelle du Québec depuis 2000. Dans la région métropolitaine
de Montréal où se concentrent 56 % des ménages locataires du Québec, le
loyer moyen est de 37 % plus élevé qu’il y a dix ans.


À titre de comparaison, la rémunération hebdomadaire moyenne a augmenté
de 27 % au Québec durant la même période. Quant aux prestations de base
à l’aide sociale, elles n’ont augmenté que de 18 %, ce qui est
inférieur à l’évolution de l’Indice des prix à la consommation (IPC).


De plus, la SCHL évalue qu’en 2009 seulement, le coût moyen des loyers a
augmenté de 3,0 % au Québec, même en excluant les logements
nouvellement construits. À Montréal, la hausse a été de 3,4 %.


Selon le FRAPRU, une telle augmentation du coût du logement a aggravé
les problèmes d’incapacité de payer vécus par une partie significative
des locataires. Ainsi, en l’espace de dix ans, le nombre de causes
introduites ou relancées à la Régie du logement pour non-paiement de
loyer est passé de 39 942 à 46 315, ce qui représente une augmentation
de 16 %. Le danger d’éviction des locataires a crû d’autant, avec tous
les drames personnels qui y sont reliés.

Un appel à la vigilance


Le FRAPRU rappelle aux locataires que la loi leur permet de refuser les
augmentations de loyer demandées par les propriétaires, tout en
demeurant dans leur logement. Il leur conseille fortement de se faire
aider par le comité logement ou l’association des locataires de leur
ville ou de leur quartier. Il leur conseille également d’examiner
attentivement les estimations de hausses de loyer publiées par la
Régie. Ces indices sont les suivants pour 2011.


LOGEMENTS CHAUFFÉS PAR LES LOCATAIRES

   0,5 %   

LOGEMENTS CHAUFFÉS PAR LES PROPRIÉTAIRES    

     À l’électricité

0,6 %

     Au gaz

0,6 %

     Au mazout

2,7 %


Les hausses peuvent être plus importantes, en cas de travaux de
rénovations majeures ou d’augmentations de taxes. Dans ce dernier cas,
Marie-José Corriveau, organisatrice au FRAPRU, met sérieusement en
garde les locataires des villes où des hausses importantes de taxes ont
été annoncées : « Les taxes ont un impact réel, mais elles ne
représentent qu’un des items pris en considération dans le calcul des
augmentations. Ce n’est pas parce que la Ville de Montréal a annoncé
une hausse moyenne de taxes de 4,3 % pour 2011 que les loyers doivent y
augmenter du même pourcentage ».

Rencontre avec le ministre Raymond Bachand


Le FRAPRU rencontrera demain matin le ministre des Finances du Québec,
Raymond Bachand, dans le cadre de ses consultations prébudgétaires.
L’organisme insistera pour que le budget 2011 comprenne des
investissements majeurs et récurrents en logement social, notamment
pour offrir une alternative aux ménages qui n’arrivent plus à payer les
loyers en vigueur sur le marché privé de l’habitation.

Renseignements:

François Saillant : (514) 522-1010; (514) 919-2843 (cellulaire)
Marie-José Corriveau : (514) 522-1010; (514) 708-1050 (cellulaire)
www.frapru.qc.ca

Partagez sur votre réseau

Vous souhaitez vous afficher?

Devenez membre et publiez sur MaCommunaute.ca

Devenir membre