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Communiqué

MONTRÉAL, le 23 nov. – La colère contre les mesures
injustes du dernier budget du gouvernement Charest montent d’un cran
aujourd’hui, alors que plusieurs dizaines de membres de la Coalition
opposée à la tarification et à la privatisation des services publics
bloquent toutes les entrées de l’édifice d’Hydro-Québec, au 75,
René-Lévesque ouest, à Montréal, avec l’appui d’au moins un millier de
personnes. « En bloquant Hydro-Québec, nous démontrons notre volonté de
tout mettre en œuvre pour bloquer les mesures injustes du budget, dont
la hausse brutale des tarifs d’électricité », explique Marie-Ève
Rancourt, porte-parole de la Coalition. D’autres actions directes sont
organisées aujourd’hui dans les villes de Québec, Gatineau, Sherbrooke,
Longueuil et Rivière-du-Loup.


Mme Rancourt explique ainsi la radicalisation des actions de la
Coalition, formée de plus de 120 organisations communautaires,
syndicales, étudiantes et féministes: « Depuis la présentation de son
budget, le 29 mars, le premier ministre Charest et son gouvernement ont
fait la sourde oreille aux protestations de la population. Leur seule
concession a été l’abandon du ticket modérateur sur la santé et encore
là, ils nous ont avertis qu’ils allaient trouver l’argent ailleurs dans
nos poches. Comme le gouvernement ne comprend pas, nous devons monter
le ton ».


Outre l’augmentation des tarifs d’électricité, la Coalition s’oppose à
la contribution santé annuelle de 200 $ par personne, l’accélération de
la hausse des frais de scolarité et la hausse de deux points en deux
ans de la Taxe de vente du Québec. La Coalition qualifie ces mesures de
« régressives », parce qu’elles toucheront plus durement la classe
moyenne et les ménages appauvris que les contribuables riches. Elle en
exige donc le retrait, tout comme celui des compressions budgétaires
ayant des effets sur la qualité et l’accessibilité des services. Elle
met finalement le gouvernement en garde contre toute volonté de
privatisation encore plus grande des services publics.


Une autre porte-parole, Régine Laurent, présidente de la Fédération
interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qualifie de faux
l’argument selon lequel le gouvernement n’a pas le choix : « Oui, le
gouvernement a le choix. Il a le choix d’aller chercher l’argent où il
se trouve, en augmentant l’impôt des contribuables à plus haut revenu
et des grandes entreprises. Il a le choix de revoir les privilèges
fiscaux dont ils disposent, d’augmenter les redevances des compagnies
minières, d’introduire des mesures de contrôle du prix des médicaments.
Il a le choix de lutter plus agressivement contre l’évasion fiscale. Il
a le choix de revoir son calendrier d’atteinte du déficit zéro ».


La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des
services publics entend intensifier ses pressions d’ici le prochain
budget du gouvernement québécois. Une grande manifestation nationale
est notamment planifiée pour l’hiver 2011.

Renseignements:

Marie-Ève Rancourt, MÉPACQ (514) 258-0095
François Saillant, FRAPRU (514) 919-2843

Pour Québec : Olivier Grondin, Association des étudiants et étudiantes du Cégep Garneau (418) 561-8013
Pour Sherbrooke : Suzanne Thériault, Solidarité populaire Estrie (819) 570-1158
Pour Gatineau : David Clément, Réseau de vigilance Outaouais (819) 271-9054
Pour Longueuil : Daniel Pellerin, Collectif montérégien de lutte contre la pauvreté (514) 246-5049
Rivière-du-Loup : Philippe Crevier, Fédération de la santé et des services sociaux, CSN (514)713-2737

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