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Communiqué

MONTRÉAL, le 22 nov. – Bien qu’ils font souvent leur
apparition relativement tôt chez les jeunes, les problèmes de
toxicomanie peuvent se présenter sous plusieurs formes et de façon soit
transitoire, soit chronique affectant ainsi les personnes dépendantes à
un moment où elles sont plus vulnérables. En cette semaine de la
prévention de la toxicomanie qui se tient du 21 au 27 novembre,
l’Association des centres de réadaptation en dépendance du Québec
(ACRDQ) rappelle que la dépendance peut toucher tout le monde. Être une
personne de sexe masculin, avoir commencé à consommer en bas âge des
substances psychoactives, cumuler un plus grand nombre d’années de
consommation avant de demander de l’aide, présenter des troubles de
santé mentale sont autant d’éléments correspondant à un profil associé
à une plus grande probabilité de chronicité.



Sur la base d’études récentes, il est démontré que de 35 à 55 % des
personnes dépendantes se rétablissent et deviennent abstinentes.
Toutefois, pour une proportion importante de la clientèle des centres
de réadaptation en dépendance, la toxicomanie constitue un problème
chronique nécessitant de multiples épisodes de soins. Ainsi, près des
deux tiers des personnes qui amorcent un traitement dans les centres
publics de réadaptation ont déjà connu un ou plusieurs épisodes de
soins par le passé.



Les centres de réadaptation en dépendance du Québec sont conscients
qu’une proportion des usagers de leurs services traverse probablement
une situation transitoire alors que, pour d’autres, il s’agit d’une
trajectoire au long cours. La clientèle aux prises avec une
problématique de dépendance est loin d’être homogène. C’est pourquoi,
en plus de travailler de concert avec leurs partenaires œuvrant en
prévention, les centres de réadaptation ont développé toute une
panoplie de services spécialisés afin de mieux venir en aide aux
personnes dépendantes et à leurs proches.



Pour la directrice générale de l’ACRDQ, Lisa Massicotte, « des messages
jumelés à des actions bien ciblées en prévention de la toxicomanie chez
les jeunes ont toute leur pertinence. Toutefois, en raison des
multiples facettes de la dépendance et des moments où elle surgit, la
conjugaison des efforts de l’ensemble de tous les acteurs, qu’ils
œuvrent en prévention, en réadaptation ou au niveau du soutien aux
personnes et à leur entourage est importante pour avoir un véritable
impact dans la vie de la personne dépendante et celle de son
entourage ».



L’Association des centres de réadaptation en dépendance du Québec
regroupe vingt centres de réadaptation publics et quelques organismes
apparentés offrant des services d’accueil, d’évaluation et
d’orientation, des services de désintoxication, des services de
réadaptation en externe ou avec hébergement, des services de soutien à
l’entourage, des traitements de substitution et de la réinsertion
sociale ou professionnelle. Répartis sur l’ensemble du territoire
québécois, ils constituent une référence incontournable pour les 50 000
personnes aux prises avec des problèmes sévères d’abus et de dépendance
à l’alcool, aux drogues ou au jeu qui ont recours à leurs services
chaque année. Près du tiers de ces personnes sont des jeunes de moins
de 25 ans.

Renseignements:

Lucie Mongrain (ACRDQ)
514 287-9625, poste 109, et 514 887-8672



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