Le lundi 8 novembre 2010
FECQ-FEUQ-FTQ-CSN-CSQ : Front commun en vue de la rencontre des partenaires en éducation
MONTRÉAL, le 7 nov. – Plusieurs acteurs du monde de
l’éducation et de la société civile se réunissent aujourd’hui au Parc
Lafontaine pour participer au Rendez-vous de l’éducation et envoyer un
message clair en vue de la rencontre des partenaires en éducation : il
faut cesser la hausse des frais de scolarité.
À l’appel de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de
la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et de leurs
collaborateurs, la Fédération des travailleurs et travailleuses du
Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la
Centrale des syndicats du Québec (CSQ), des étudiants, enseignants,
professeurs, professionnels, employés de soutien et auxiliaires
d’enseignement se concertent afin de discuter de l’avenir de
l’enseignement postsecondaire au Québec.
Les participants abordent des thèmes cruciaux tels que les valeurs du
réseau postsecondaire, la condition de vie des étudiants, l’aide
financière aux études et la contribution étudiante. Dès l’ouverture de
l’événement, les présidents de la FECQ et de la FEUQ constatent un
consensus ferme de la part des acteurs présents au sujet des frais de
scolarité universitaire.
« Plusieurs cégépiens font déjà face à des obstacles géographiques pour
avoir accès aux études universitaires. Ajouter un nouvel obstacle
financier serait catastrophique ! Aujourd’hui, les jeunes craignent
pour leur avenir et c’est pourquoi ils sont venus des quatre coins du
Québec pour discuter de l’avenir de l’éducation québécoise», explique
le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, à l’ouverture de
l’événement.
« Les problèmes auxquels font face les universités et les étudiants sont
éminemment complexes. La hausse des frais de scolarité ne fera
qu’aggraver la situation financière précaire des étudiants et de leur
famille. Ce dont les universités ont besoin, c’est d’une vraie vision
d’avenir ! », poursuit Louis-Philippe Savoie, président de la FEUQ.
Cette vision est aussi partagée par les centrales syndicales qui
représentent en grande partie les travailleurs qui ne pourront soutenir
financièrement les études universitaires de leurs enfants puisqu’ils
seront directement touchés par le projet libéral de hausse des frais de
scolarité.
Michel Arsenault, le président de la FTQ, s’oppose fermement à une
diminution de l’accessibilité des études postsecondaires. « À la
proposition du budget Bachand de continuer la hausse des frais de
scolarité après 2012, nous répondons, non. C’est un autre exemple des
mesures contenues dans ce budget qui constituent une attaque contre la
classe moyenne et la justice sociale dans notre société. » De plus, M.
Arsenault se dit préoccupé par le fait que de moins en moins de
familles de la classe moyenne peuvent accéder au programme d’Aide
financière aux études, programme qui devrait être bonifié.
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau a réitéré que l’éducation
représente un bien commun tout aussi précieux pour le développement des
personnes que pour celui de la société. « Toute entrave à
l’accessibilité aux études supérieures des jeunes gens de la classe
moyenne et des moins fortunés constituera un recul pour le Québec. Nous
nous y objecterons avec force. »
« Le Québec ne peut se permettre de décourager ses jeunes de poursuivre
leurs études. On a besoin du talent de ces jeunes. Or, comme le
démontrent toutes les études sérieuses à ce sujet, hausser les frais de
scolarité aura nécessairement un impact négatif sur l’accessibilité aux
études postsecondaires. Est-ce réellement ce qu’on souhaite pour le
Québec ? », s’interroge Réjean Parent, président de la CSQ.
En plus des nombreuses actions régionales à venir, la FEUQ dévoilera la
plus vaste étude sur la condition de vie des étudiants de premier cycle
universitaire à la mi-novembre. Également, une journée de réflexion sur
l’avenir des universités est organisée par la Table des partenaires
universitaires (TPU) le 25 novembre. Enfin, le dépôt d’une pétition et
une vaste mobilisation sont prévus pour la rencontre des partenaires en
éducation le 6 décembre.
La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération
étudiante universitaire du Québec (FEUQ) représentent ensemble plus de
180 000 étudiants au Québec.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus
d’un demi-million de membres.
Fondée en 1921, la CSN compte plus de 300 000 travailleuses et
travailleurs de tous les secteurs d’activité, tant dans le secteur
privé que dans le secteur public.
La CSQ est l’organisation syndicale la plus importante en éducation au
Québec et compte 180 000 membres.
Renseignements:
Mathieu Morin, FECQ, cell. 514-554-0576
Mathieu Le Blanc, FEUQ, cell. 514-609-3380
Jean Laverdière, FTQ, cell. 514-893-7809
Michelle Filteau, CSN, cell. 514-894-1326
Gabriel Danis, CSQ, cell. 514-219-1485
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