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Chronique

La FTQ a annoncé qu’elle faisait de l’amélioration de la Régie des Rentes sa priorité en 2013. Prenez donc les 15 minutes qui vous permettront de visionner un document complet sur la question : http://ftq.qc.ca/pages/441/Video-Une-retraite-a-l-abri-des-soucis-?langue=fr

Cela fait quelques mois déjà que la centrale a pris l’initiative dans ce domaine en prenant la tête d’une coalition d’organismes de la société civile réclamant d’abord le doublement de la rente de la Régie. Actuellement et depuis ses débuts, la RRQ vise à fournir aux retraités 25% du salaire de la période de travail, avec des cotisations salariales et d’employeur; à quoi s’ajoutent la pension de Sécurité de la vieillesse financée par l’impôt fédéral mais aussi, pour les chanceux qui disposent d’un régime collectif d’entreprise, une prestation complémentaire.

Sauf que les employeurs se débarrassent de plus en plus de leurs obligations grâce à des législations indulgentes qui mettent en place des régimes d’épargne retraite sans obligation de versement d’une part patronale. Résultat : les montants des retraites stagnent et même diminuent. En réclamant 50% du salaire industriel moyen, la FTQ et ses alliés, dont nous sommes, veut obliger les employeurs à participer davantage aux régimes de retraite.

C’est une proposition d’autant plus valide qu’elle était sur la table dès l’origine de la Régie des Rentes, en 1965. Les syndicats, les groupes populaires et progressistes savaient qu’en Europe, la Sécurité de la vieillesse garantissait 50% du salaire industriel moyen. Les employeurs de l’Europe entière y sont assujettis et désormais habitués à cette charge.

La proposition prioritaire de la FTQ est juste, raisonnable et efficace pour défendre le pouvoir d’achat des retraités actuels et futurs. La retraite est un salaire différé et doit assurer des revenus de retraite décents, en contrepartie de toute une vie de travail à enrichir l’économie et à faire profiter le capital.

On estime à 45% le pourcentage des aînés de 65 ans et plus qui sont financièrement démunis, en particulier les femmes. Cette pauvreté endémique est une injustice et un scandale indigne d’une société d’abondance comme la nôtre.

Si, comme nous, vous vous sentez concernés par le droit à l’éducation, y compris à l’accès au CEGEP et à l’université, prenez aussi le temps de lire le texte des Têtes blanches et carré rouge publié sur notre blogue http://espaces50plusmontreal.com/site/?p=6699

Source : Édito de M. Jean Carette – infolettre Espaces 50+ – février 2013

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