Le vendredi 14 décembre 2012
La Coalition québécoise pour les femmes dans la construction interpelle le gouvernement pour mettre en place des mesures contraignantes pour l’accès et le maintien des travailleuses sur les chantiers de construction du Québec
MONTRÉAL, le 13 déc. 2012 – La Coalition québécoise pour les femmes dans la construction a été mise sur pied afin de regrouper les forces vives concernées par
les enjeux entourant les travailleuses de la construction. L’objectif
premier de la Coalition est de formuler des orientations et des
stratégies communes, des avis et des revendications qui visent à
améliorer les conditions d’accès, d’intégration et de maintien en
emploi des travailleuses de l’industrie de la construction qui vivent
actuellement de la discrimination à l’embauche et, si elles sont
embauchées, subissent trop souvent du harcèlement. La principale
motivation derrière la constitution de la Coalition est de s’assurer
que la relance du Programme d’accès à l’égalité des femmes dans
l’industrie de la construction (PAÉF) réponde mieux aux besoins des
femmes.
Les membres de la Coalition veulent des changements effectifs et
durables pour les femmes qui désirent poursuivre une carrière dans
l’industrie de la construction et, pour ce faire, offre sa
collaboration à la Commission de la construction du Québec (CCQ) afin
d’assurer la progression des dossiers sur lesquels elle se penchera. La
concertation de ses membres favorisera l’application d’une vision
stratégique pour l’accès et le maintien des femmes dans l’industrie de
la construction au Québec.
La Coalition québécoise pour les femmes dans la construction croit que l’atteinte de résultats quant à l’augmentation du nombre de
femmes dans le secteur passe par l’obligation contractuelle d’embaucher
des cohortes de travailleuses et par des mesures de soutien afin
qu’elles se maintiennent en emploi. Le Québec montre le pire taux de
présence des femmes dans les métiers et occupations de la construction
de toutes les provinces canadiennes – 1,3% de présence féminine par
rapport à une moyenne canadienne de 3,0%. L’obligation contractuelle à
l’embauche permettrait à l’industrie québécoise de la construction
d’élever le taux de présence des femmes au moins au-delà de la moyenne
canadienne.
Des mesures contraignantes : un incontournable
La Coalition québécoise pour les femmes dans la construction croit que le projet de règlement sur le Service de référence de
main-d’œuvre de l’industrie de la construction ne permettra pas aux
femmes d’être embauchées en plus grand nombre dans ce secteur. En
effet, ce projet prévoit que la Commission de la construction du Québec transmette aux employeurs une liste de salariés incluant les noms de
toutes les femmes disponibles et répondant aux critères ainsi que les
noms des travailleurs selon des ratios prévus au projet de règlement.
Par ailleurs, rien dans le projet de règlement ne prévoit une
obligation pour les employeurs d’embaucher des femmes.
Depuis 1997, une des mesures du PAÉF prévoyait déjà la priorisation de
la référence des femmes disponibles et ce, sans atteindre les résultats
espérés. Alors, si le passé est garant de l’avenir, nous demeurons
convaincues que sans mesure contraignante pour l’embauche de femmes,
les employeurs poursuivront les pratiques actuelles : ne pas embaucher
les travailleuses référées pour engager seulement des hommes.
Le projet de règlement prévoit un rapport annuel présentant les
résultats et une analyse du fonctionnement du Service de référence.
Selon nous, ce suivi est essentiel et sera utile pour analyser la
progression des femmes dans la mesure où il sera accompagné d’une
analyse différenciée selon les sexes (ADS).
La création d’un comité de vigilance sur la référence de main-d’oeuvre
dans l’industrie de la construction sera certainement utile pour
examiner l’ensemble du système de référence lors de sa première année
de mise en œuvre et d’en évaluer l’impact sur la discrimination dans
l’embauche et les pratiques d’intimidation sur les chantiers.
Source : La Coalition québécoise pour les femmes dans la construction
Accès Travail Femmes (ATF); Centre Émersion; Centre d’intégration au
marché de l’emploi (CIME); Centre d’orientation et de formation pour
femmes en recherche d’emploi (COFFRE); Conseil d’intervention pour
l’accès des femmes au travail (CIAFT); Confédération des syndicats
nationaux (CSN); Fédération de la CSN-Construction ; Dimension-Travail;
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ); Femmes
autochtones du Québec(FAQ); Femmes regroupées en options non
traditionnelles (FRONT); Option Ressource Travail (ORT); Regroupement
montérégien d’organismes non traditionnels (RMONT); Syndicat canadien
de la fonction publique (SCFP); Syndicat québécois de la construction
(SQC); Travailleuses de la construction – membres individuelles.
Pour information :
Hélène Vachon info@front.qc.ca (514) 867-3109 ou Danielle Laferté dlaferte@ciaft.qc.ca (514) 954-0220, poste 1703.
Du même auteur
Dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie
Communiqué
24 mars 2009
La Coalition québécoise pour les femmes dans la construction interpelle le gouvernement pour mettre en place des mesures contraignantes pour l’accès et le maintien des travailleuses sur les chantiers de construction du Québec
Pour être davantage sensibilisé à la saine alimentation
Communiqué
31 mars 2009
La Coalition québécoise pour les femmes dans la construction interpelle le gouvernement pour mettre en place des mesures contraignantes pour l’accès et le maintien des travailleuses sur les chantiers de construction du Québec
4 québécois sur 5 croient qu’une personne atteinte de schizophrénie ne peut pas vivre au sein de la communauté
Communiqué
1 avril 2009
La Coalition québécoise pour les femmes dans la construction interpelle le gouvernement pour mettre en place des mesures contraignantes pour l’accès et le maintien des travailleuses sur les chantiers de construction du Québec