La religion égyptienne est l’une des plus longues expériences religieuse de l’humanité, pendant laquelle des hommes ont adoré les mêmes dieux, adhéré aux mêmes croyances funéraires, accompli les mêmes rites. Son ancienneté même explique la complexité de la religion de l’Égypte. En effet, dès l’apparition des monuments écrits dans la vallée du Nil, aux environs 3100 avant J.-C., nous précisons une a une ces divinités pour lesquelles les Ptolémées et les Romains construiront les temples égyptiens trois mille ans plus tard. Le trait le plus remarquable de la religion égyptienne est donc sa continuité.
Parmi les peuples connu, l’Égyptien est celui qui a accordé le plus d’importance aux dieux et a l’au- delà. Lorsque le christianisme s’est répandu dans la vallée du Nil, tout naturellement, les traducteurs coptes désignèrent Dieu par le mot Nute, de l’égyptien ancien Neter, apparu dans les premiers textes hiéroglyphiques ! Mais comment expliquer qu’une religion apparemment polythéiste a eu aussi, dès son origine, une conception abstraite de la divinité, conception que l’on peut qualifier de monothéiste ?
Une série de cinq conférences les lundis 14 et 21 mars, 4 ,11 et 18 avril 2016.