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Chronique

En 2012, dans le rapport Rapport d’appréciation de la performance du système de santé et de services sociaux, le Commissaire à la santé et au bien-être avait alerté le gouvernement sur le faible taux de rétention de psychologues dans le réseau public et le déficit de psychologues à venir dans le réseau au cours des dix prochaines années si les conditions d’exercice de la profession n’étaient pas améliorées. Une des 5 grandes recommandations du rapport s’intitulait « Diversifier le panier de services assurés dans le secteur de la santé mentale en garantissant un accès équitable à des services de psychothérapie« . Selon le Commissaire, « le problème au Québec ne semble donc pas être la disponibilité des psychothérapeutes. Il réside plutôt dans l’accès inéquitable à ce type d’interventions: les personnes ayant un revenu élevé ou une assurance collective peuvent avoir recours à une psychothérapie dans le privé, alors que les autres doivent attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour y avoir accès dans le secteur public. De tels délais d’attente peuvent avoir des conséquences importantes pour la clientèle déjà vulnérable, dont le risque de chronicisation et le risque suicidaire« .

LE RAPPORT D’APPRÉCIATION DU COMMISSAIRE À LA SANTÉ ET AU BIEN-ÊTRE «Pour plus d’équité et de résultats en santé mentale au Québec»

En avril 2015, Le Collectif pour l’accès à la psychothérapie (CAP), avec son porte-parole David Levine (ex-PDG de l’Agence de Montréal), a présenté au ministre de la Santé et des Services sociaux un mémoire sur les bénéfices d’un meilleur accès à la psychothérapie en mettant de l’avant des arguments économiques (mais demandant tout de même un investissement à court terme de 400 millions $). La Presse  / Le Soleil / The Globe and Mail

L’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ) et le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ) avaient émis un communiqué de presse conjoint en appui au collectif pour réclamer le remboursement des traitements de psychothérapie au Québec. «Les restrictions budgétaires actuelles ne doivent pas empêcher la mise en place de cette importante mesure. Les problèmes de santé mentale doivent être perçus au-delà de la dimension biologique et au-delà de la pharmacothérapie», explique Robert Théoret, responsable à l’action politique au RRASMQ. «Il est temps d’offrir aux personnes de véritables choix de traitement. C’est une question de droits! Si l’approche biomédicale est si efficace, comment cela se fait-il que les problèmes de santé mentale et le recours à la médication ne cessent d’augmenter?», interroge Doris Provencher, directrice générale de l’AGIDD-SMQ.

Au cours des derniers mois, les psychologues ont mené de multiples actions dans l’ensemble du Québec dans le cadre de la campagne « Un psy n’est pas un luxe ». Plus de 250 psychologues du réseau de la santé et des services sociaux se sont réunis le 29 mai devant le bureau du ministre de la Santé Gaétan Barrette, à Brossard, pour dénoncer l’iniquité de l’accès à la psychothérapie au Québec. De plus, l’Ordre des psychologues a lancé une pétition à signer avant le 2 septembre 2015 sur le site de l’Assemblée Nationale pour un meilleur remboursement et une véritable reconnaissance des permis de pratique délivrés.
Communiqué de la Coalition pour l’accessibilité aux services des psychologues dans le réseau public québécois (CAPP)

Les organisations syndicales représentant les psychologues du réseau public de la santé et des services sociaux (l’APTS, la FP–CSN, la FSSS–CSN, le SQEES–FTQ et la CSQ)ont ainsi organisé une série de manifestations à travers le Québec pour l’accès aux soins psychologiques dans le réseau public de santé. Le 18 juin 2015, le RACOR en santé mentale a participé à un rassemblement devant le CHUM Notre-Dame dans le cadre des deux journées de mobilisation nationale contre l’abolition de la prime de rétention des psychologues dans le réseau public. «L’austérité, en santé mentale, cela veut dire plus de gens en détresse! On entend moins parler des listes d’attente en santé mentale et pourtant elles sont bien réelles, tout comme leurs conséquences pour les personnes à la recherche d’aide. Le réseau public ne peut miser uniquement sur la médicalisation des problèmes de santé mentale; les services de psychologie doivent faire partie des réponses offertes. Ces coupes entraînent également un alourdissement pour les organismes communautaires qui n’ont pas les ressources nécessaires pour répondre adéquatement aux demandes», expliquait la directrice générale du RACOR en santé mentale, Julie Nicolas.

Lire la suite : http://racorsm.com/lacces-aux-services-de-psychotherapie-au-coeur-de-lactualite

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