Le mercredi 21 septembre 2011
L’Office national de l’énergie reçoit les commentaires jusqu’à aujourd’hui sur la phase 1 d’un projet de pipeline qui transporterait le pétrole albertain au Québec -Des propriétaires terriens, des communautés autochtones et des groupes environnementaux
Publié le 20 sept. 2011
Des propriétaires terriens, des communautés autochtones et des groupes environnementaux s’opposent
Montréal, le 20 septembre 2011 – Équiterre, la
Fondation David Suzuki, Greenpeace et Nature Québec, ont fait connaître à
l’Office national de l’énergie (ONÉ) leur vive opposition à une demande
de la pétrolière Enbridge, qui veut inverser le flux d’une partie de
l’oléoduc, en Ontario, reliant Sarnia à Montréal. Ce faisant, Enbridge
jetterait les bases du transport du pétrole sale des sables bitumineux
de l’Alberta vers le Québec et la Nouvelle-l’Angleterre, où il serait
respectivement raffiné et exporté.
Rappelons qu’en août dernier, l’ONÉ a sollicité des avis, qui doivent
être transmis aujourd’hui au plus tard, après avoir reçu une lettre de
plainte déposée par Environmental Defence, Équiterre, l’Institut
Pembina, le Natural Resources Council of Maine et le Vermont Natural
Resources Council s’opposant à la demande d’Enbridge d’obtenir une
exemption qui lui permettrait d’éviter certains contrôles règlementaires
ainsi que de ne pas informer le public quant à son projet.
« Cette demande soulève des questions importantes quant à la sécurité
de l’oléoduc mais aussi sur sa contribution aux changements
climatiques. L’inversion du flux de l’oléoduc entre Sarnia et Westover
est la phase un d’un projet qui acheminerait le pétrole sale des sables
bitumineux vers le Québec pour y être raffiné, ce qui pourrait augmenter
de façon importante la pollution de l’air dans la métropole
montréalaise et le bilan des émissions de GES du Québec », a déclaré
Steven Guilbeault, cofondateur et coordonnateur adjoint d’Équiterre.
En Ontario, l’Association des propriétaires fonciers, Ecojustice et
Environmental Defence ont émis leurs vives inquiétudes concernant la
discrétion avec laquelle la demande a été faite. Ils sont en outre
inquiets de la stratégie de Enbridge de morceler le projet afin d’éviter
d’éveiller les préoccupations du public et de ne pas avoir à se
soumettre à des évaluations environnementales et sociales adéquates.
Enbridge a déjà déclaré publiquement son désir de renverser
entièrement le flux de l’oléoduc entre Sarnia et Portland en passant par
Montréal. « En plus d’affecter la qualité de l’air de la région
montréalaise par le futur raffinage de pétrole des sables bitumineux
dans la métropole, l’âge de l’oléoduc, l’inversion de son flux et le
caractère plus corrosif du pétrole transporté font craindre des fuites
qui risquent de contaminer les terres agricoles et cours d’eau qu’il
traverse » souligne Christian Simard, Directeur général de Nature
Québec.
« Le morcellement du projet par Enbridge est une approche qui manque
de transparence pour éviter les évaluations d’impacts environnementales
réglementaires et éviter d’attirer l’attention sur son projet. Les
Québécois doivent être davantage informés sur ce dossier et ont par
ailleurs souligné maintes fois ne pas vouloir du pétrole sale des sables
bitumineux dans la province » a déclaré Karel Mayrand Directeur général
pour le Québec de la Fondation David Suzuki et porte-parole francophone
du Projet de la réalité climatique de Al Gore.
« Ce projet de Trailbreaker est une autre preuve de
l’irresponsabilité du gouvernement Harper qui refuse, malgré l’urgence,
de relever le défi des changements climatiques. Comme aux Etats-Unis, ou
plus de 1200 personnes se sont faites arrêtées pour s’opposer au projet
de pipeline Keystone, Greenpeace invite les citoyens et citoyens à
participer à des actes de désobéissance civile et pacifiques à Ottawa le
26 septembre prochain. Combattons l’irresponsabilité climatique par de
l’action citoyenne!», précise Éric Darier Directeur de Greenpeace pour
le Québec.
L’ONÉ doit maintenant rendre une décision pour accorder une exemption
à Enbridge, ou au contraire, demander à l’entreprise plus de détails,
accessibles publiquement, sur les impacts environnementaux et sociaux de
l’ensemble du projet, soit l’inversion complète de l’oléoduc.
– 30 –
Sources :
Eveline Trudel-Fugère
Équiterre
514-605-2000
etfugere@equiterre.org
Manon Dubois-Croteau
Fondation David Suzuki
514-679-0821
mdubois@davidsuzuki.org
Catherine Vézina
Greenpeace Québec
514-212-5749
cvezina@greenpeace.org
Mylène Bergeron
Nature Québec
418 931-1131
mylene.bergeron@naturequebec.org
Du même auteur
Dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie
Communiqué
24 mars 2009
L’Office national de l’énergie reçoit les commentaires jusqu’à aujourd’hui sur la phase 1 d’un projet de pipeline qui transporterait le pétrole albertain au Québec -Des propriétaires terriens, des communautés autochtones et des groupes environnementaux
Pour être davantage sensibilisé à la saine alimentation
Communiqué
31 mars 2009
L’Office national de l’énergie reçoit les commentaires jusqu’à aujourd’hui sur la phase 1 d’un projet de pipeline qui transporterait le pétrole albertain au Québec -Des propriétaires terriens, des communautés autochtones et des groupes environnementaux
4 québécois sur 5 croient qu’une personne atteinte de schizophrénie ne peut pas vivre au sein de la communauté
Communiqué
1 avril 2009
L’Office national de l’énergie reçoit les commentaires jusqu’à aujourd’hui sur la phase 1 d’un projet de pipeline qui transporterait le pétrole albertain au Québec -Des propriétaires terriens, des communautés autochtones et des groupes environnementaux