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Communiqué


Montréal, le 20 janv. 2015 – Le Regroupement des comités
logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a rendu public
les résultats de sa compilation exclusive sur les hausses de loyer de
2014. Le RCLALQ constate que 9 locataires sur 10 reçoivent une hausse
abusive de loyer. « Ce qui est choquant c’est que ministre Moreau
choisit d’accélérer le traitement des causes en non-paiement dans un
contexte où 92.1% des propriétaires qui émettent des avis de hausses
ignorent totalement les taux d’ajustement de la Régie du logement »
s’indigne la porte-parole du RCLALQ, Maude Bégin Gaudette. Le RCLALQ
exige du ministre responsable de l’habitation, monsieur Pierre Moreau, la mise en place d’un contrôle obligatoire et universel des loyers.


Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes!


Dix neuf comités logement et associations de locataires, dans six
régions du Québec, ont recensé 1095 demandes d’augmentation de loyer.
Les données révèlent que les locataires ont reçu en moyenne des avis
d’augmentation de l’ordre de 3.9%. Les locataires se font escroquer de
199.44$ par année. Ces données sont d’autant plus aberrantes lorsqu’on
sait que les indices de la Régie se situaient entre 0.6% et 1.1%. «
Année après année, les locataires sont pris à la gorge par les hausses
abusives et souvent même jetés à la rue, étant incapables de payer leur
loyer. La Régie du logement faillit à sa tâche de protéger les
locataires en refusant de rendre obligatoire les mesures de contrôle des
loyers » dénonce Mme Begin Gaudette.


Qu’est-ce qui justifie une hausse?


Pour établir le caractère abusif d’un avis d’augmentation, il faut
prendre en compte, outre le taux d’ajustement de la Régie, les
variations de taxes foncières et scolaires et les réparations majeures.
Le RCLALQ souhaite déboulonner le mythe des propriétaires qui justifient
les hausses de loyers par des travaux dans leurs immeubles.


Les chiffres du RCLALQ montrent que 802 ménages habitant des logements
où aucune réparation majeure n’a été faite se font flouer de 15,04$ par
mois, une somme de 180.45$ annuellement. Dans le cas de logements sans
réparation majeure pour lesquels on connait la variation des taxes,
c’est une surcharge de 158.96$ par année que les locataires doivent
débourser. « La croyance populaire veut que le propriétaire et le
locataire négocient de bonne foi l’augmentation, or comment négocier de
bonne foi avec un propriétaire qui ne se base sur aucun critère objectif
pour légitimer une hausse de loyer? » se questionne Maude Bégin
Gaudette.


Le poids du contrôle sur les épaules des locataires


En l’absence d’un contrôle obligatoire des loyers, les locataires vivent
énormément de pression lors de la période du renouvellement des baux,
constate le RCLALQ. « La méconnaissance des lois, les menaces, la peur
de représailles et la crainte de mésentente poussent les locataires à
accepter des hausses de loyer abusives » précise madame Bégin Gaudette.
Ce contexte a pour conséquence que depuis 2000, au Québec, les loyers
ont augmenté de 216$/mois, soit augmentation de 44%.


Pour mieux informer les ménages locataires, le RCLALQ mène une grande campagne d’éducation populaire intitulée Oui vous pouvez refuser une augmentation de loyer
où seront distribués des milliers de dépliants sur le droit de refuser
une augmentation de loyer tout en conservant son logement. Une action
dénonçant les hausses de loyer abusives et interpellant le ministre
Moreau sur l’instauration d’un contrôle des loyers aura lieu en février.
« Les locataires en ont assez d’être mal-logé.e.s ! Les locataires ont
droit à un logement sain, bon marché, accessible et sécuritaire. »


 



SOURCE Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ)


Renseignements : Maude Bégin Gaudette, RCLALQ, 514-781-2220

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