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Communiqué

Montréal, le 7 décembre 2014
– Le Plan d’action interministériel en itinérance 2015-2020 veut
effectuer un virage dans le réseau public de la santé et des services
sociaux et dans tout l’appareil gouvernemental visant à aller « vers »
les personnes itinérantes pour leur offrir soutien et accompagnement. 
Les intentions du gouvernement sont louables en ce qui concerne
l’amélioration des services et l’accès aux services pour les personnes
itinérantes ou à risque d’itinérance. Le gouvernement semble vouloir
assumer ses responsabilités à l’égard d’une meilleure offre de services
en santé et services sociaux, en logement et en éducation et cela est
positif. Par ailleurs, certaines mesures demeurent floues, notamment en
ce qui concerne l’augmentation du revenu disponible des personnes en
situation de pauvreté, pour lequel aucune mesure précise et aucun
investissement ne sont prévus.

 

Pour
les jeunes, un certain nombre de mesures répondent à des demandes de
longue date : un meilleur accompagnement à un plus grand nombre de
jeunes à la sortie des Centres jeunesse, une continuité de services de
la pédopsychiatrie à la psychiatrie pour adultes, ou le développement et
la consolidation de services et de mesures pour favoriser le
raccrochage scolaire comme les écoles de la rue.

 

Ce
plan, qui présente plus de 100 moyens, devra se réaliser cette année
avec l’injection de 4,6 millions$ récurrents dans le réseau public et
communautaire.  « Bien qu’on sache que ces investissements ont été
obtenus de haute lutte par la ministre auprès de son gouvernement dans
une période de restrictions budgétaires qui risque de conduire plus de
gens à la rue, nous pensons que les ressources financières manqueront
encore dans plusieurs milieux face à des besoins grandissants. Par
exemple, l’hébergement communautaire jeunesse qui agit en amont ou au
tout début de l’itinérance, n’a pas été identifié comme prioritaire,
note Johanne Cooper, présidente du Regroupement des Auberges du cœur du
Québec. Pensons à L’Élan des jeunes à Châteauguay, dont la situation
financière demeure extrêmement précaire et qui pourrait fermer ses
portes dès le 31 mars prochain si aucun investissement significatif
n’est réalisé. ».Les communautés identifient des besoins et mettent en
place des services pour répondre, lutter et prévenir l’itinérance. En
constatant la fragilité du financement de plusieurs organisations qui
pourtant, selon la ministre elle-même, offrent des services essentiels à
la population, les Auberges du cœur croient qu’un plan d’action de
lutte à l’itinérance doit s’assurer de leur pérennité.

 

Au
cours des prochaines années, les Auberges du cœur suivront avec intérêt
et vigilance la mise en place de ce Plan d’action afin qu’il prévienne
concrètement l’itinérance chez les jeunes.

 

-30-

 

logo-regroup_fond_blanc.jpgSource :   Regroupement des Auberges du cœur du Québec, Isabelle Gendreau, cellulaire : 438-390-3985

 

 

Le Regroupement des Auberges du cœur du Québec
représente 28 maisons d’hébergement communautaires pour jeunes en
difficulté et sans abri ou à risque de le devenir réparties dans dix
régions du Québec. Les Auberges du cœur travaillent chaque année avec
plus de 2500 jeunes âgés entre 12 et 30 ans et doivent en refuser
autant, généralement faute de places.  Ces chiffres ne reflètent qu’une
partie des besoins des jeunes itinérants ou à risque de le devenir pour
le type d’hébergement et de soutien que nous offrons considérant les
territoires où de telles ressources sont inexistantes. Au total,
l’ensemble des Auberges du cœur offre plus de 300 places en maison
d’hébergement et, plus de 150 autres places en appartements supervisés
ou logements sociaux. Visitez www.aubergesducoeur.org

 

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