Le mercredi 22 octobre 2014
Des acteurs clés du monde des affaires québécois dénoncent les impacts négatifs sur l’économie et l’environnement du projet Énergie Est de TransCanada
Montréal, 21 octobre 2014 – Équiterre, la
Fondation David Suzuki et le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada)
se réjouissent de la sortie aujourd’hui, devant l’élite financière
québécoise, de Gaz Métro et de la Chambre de commerce du Grand Montréal
au sujet des risques économiques et environnementaux liés au projet de
pipeline Énergie Est de TransCanada. Tout comme les écologistes, Gaz
Métro soutient que le Canada souffre d’un manque flagrant de vision
énergétique.
Le projet Énergie Est vise, entre autres, la conversion d’un gazoduc
afin de faire circuler le pétrole lourd issu des sables bitumineux par
pipeline en Ontario et au Québec. Selon Sophie Brochu,
présidente-directrice générale de Gaz Métro, ce projet va entraîner des
dommages collatéraux majeurs pour l’économie et l’environnement au
Québec. Madame Brochu a ajouté qu’il n’était pas question d’accepter que
les consommateurs de gaz de l’est du pays financent l’exportation du
pétrole des sables bitumineux.
Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre, y voit aussi une
iniquité. « Ceci mettra une pression à la hausse sur le prix du gaz
naturel à un point tel que les clients industriels devront se tourner
vers le mazout lourd. De plus, le projet Énergie Est va entraîner une
augmentation de la facture d’énergie des clients de Gaz Métro de 155 %
», s’est indigné Steven Guilbeault ajoutant que le mazout lourd est
l’une des formes les plus polluantes de pétrole disponible sur le
marché.
« Nous partageons l’opinion de Madame Brochu voulant que le tout au
pétrole nuise tant à notre économie qu’à l’environnement », a renchéri
Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du WWF-Canada. « En
l’absence d’une stratégie énergétique nationale, nous devons soutenir
les initiatives provinciales et régionales qui ont pour objectif de
réduire notre dépendance au pétrole et favoriser le développement des
énergies renouvelables », a-t-elle ajouté.
« La sortie de Mme Brochu démontre hors de tout doute que le
développement énergique du Canada est improvisé et incohérent, tant au
plan économique qu’environnemental », a affirmé Karel Mayrand, directeur
général pour le Québec à la Fondation David Suzuki. « La stratégie
énergétique du Canada ne peut se résumer qu’aux seuls intérêts de
quelques entreprises albertaines. Un virage est nécessaire », a-t-il
conclu.
Gaz Métro estime que la réalisation de ce projet aura un impact
négatif de 95 millions de dollars sur l’économie québécoise tout en
augmentant les émissions de gaz à effet de serre de 300 000 tonnes par
année.
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Pour plus de renseignements :
Geneviève Aude Puskas : 514-792-5222
Marie-Claude Lemieux, WWF-Canada : 514-260-6233
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