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Communiqué

Montréal, le 10 septembre 2014 – Des organismes
environnementaux soucieux d’assurer la protection des bélugas du
Saint-Laurent et le respect des lois environnementales demandent au
gouvernement du Québec de suspendre toute autorisation de travaux
accordée à l’entreprise TransCanada. Le gouvernement est appelé à se
doter d’un mécanisme d’autorisation en bonne et due forme et de
procéder, dans les plus brefs délais, à un examen public indépendant
sous l’égide du BAPE. Celui-ci devra être mandaté pour faire
l’évaluation environnementale complète du projet d’oléoduc Énergie Est
au Québec incluant le terminal de Cacouna.


Les organismes invitent également la classe politique nationale et
municipale à faire preuve de retenue et à éviter de s’associer aux
opérations de relations publiques du promoteur avant la tenue d’un
examen public du projet.


Cette réaction intervient à la suite de la tenue d’un souper privé
payé par TransCanada qui n’a pas été préalablement communiqué aux
médias. L’activité, qui a eu lieu en début de semaine à Montréal, a
réuni des membres du Conseil d’administration de TransCanada, le
ministre des Ressources naturelles Pierre Arcand, des députés de deux
autres formations, ainsi que plusieurs maires de la province.


« Le rôle du gouvernement est de défendre les intérêts du public et
de protéger l’environnement, et non pas de faire des ententes derrières
des portes closes avec les pollueurs, affirme Patrick Bonin, responsable
de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada. Notre
gouvernement devrait agir en arbitre dans ce dossier, et non pas se
comporter en cheerleader. Le gouvernement doit immédiatement stopper les
travaux de TransCanada le temps d’évaluer en profondeur les impacts
environnementaux de ce projet. »


« Le projet Énergie Est va annuler tous les efforts de réduction de
gaz à effet de serre (GES) au Québec au moment où la grande majorité des
Québécois demandent qu’on redouble d’effort dans ce sens », indique
pour sa part André Bélisle, président de l’Association québécoise de
lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), rappelant que « le
Canada a trahi les canadiens en se retirant du protocole de Kyoto ». «
Il n’y a certainement pas d’acceptation sociale à accélérer
l’augmentation des GES au moment où le pire scénario de bouleversements
climatiques semble être celui que l’on vit », ajoute M. Bélisle.


Christian Simard de Nature Québec invite de son côté les décideurs « à
faire preuve de dignité » face à TransCanada. « Participer à un pareil
événement de relations publiques au moment même où débutent des travaux
qui auront un impact majeur sur les bélugas du Saint-Laurent et avant
tout examen environnemental du projet ne peut qu’entretenir le cynisme
de la population envers le monde politique », affirme-il.


Même condamnation de la part de Karel Mayrand, directeur général pour
le Québec de la Fondation David Suzuki : « Après que le ministre de
l’environnement, David Heurtel, ait délivré un certificat d’autorisation
à la hâte avant même la tenue des évaluations environnementales
annoncées, le ministre des ressources naturelles, Pierre Arcand se prête
maintenant à la campagne de promotion de l’oléoduc Énergie Est auprès
des municipalités. Le gouvernement a déjà deux prises contre lui dans ce
dossier et il doit dès maintenant corriger le tir s’il veut assurer la
crédibilité de ses évaluations environnementales à venir. »


Steven Guilbeault directeur principal d’Équiterre appelle de son côté
les politiciens qui étaient présents à la soirée de TransCanada à «
être autant ouverts à nous rencontrer et discuter formellement des
enjeux entourant le projet Énergie Est. L’invitation est lancée à la
classe politique pour enfin écouter le point de vue de plusieurs ONG et
milliers de citoyens sur ce projet inquiétant. »


« Cette participation du ministre, de même que le feu vert donné à
TransCanada dans le dossier de Cacouna n’inspire pas confiance, affirme
de son côté Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du Fonds
mondial pour la nature (WWF-Canada). Nous réclamons la tenue d’une
évaluation environnementale indépendante et complète sur tous les
impacts du projet Énergie Est. »


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Pour renseignements:


  • Karel Mayrand, Fondation David Suzuki : (514) 998-5458
  • Christian Simard, Nature Québec: 418-928-1150
  • Patrick Bonin, Greenpeace : (514) 594-1221
  • André Bélisle, AQLPA : 418 642 1322 poste 223
  • Annick Girard, Équiterre : 514-605-2000
  • Marie-Claude Lemieux, WWF-Canada : 514-260-6233
     


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