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Communiqué

QUÉBEC, le 4 juin 2014 – Contrairement à ce qu’annonçait le
gouvernement, le budget déposé aujourd’hui poursuit les politiques
d’austérité en procédant à des compressions majeures dans certains
ministères. Le gouvernement en profite également pour relancer le Plan
Nord et annonce la fin probable du moratoire sur les gaz de schiste.



Alors que le gouvernement se défend de procéder à des mesures
d’austérité, le budget de dépenses déposé aujourd’hui présente des
compressions bien réelles dans les ministères, comme le montre le
tableau suivant :



Compressions dans les ministères

















































Ministères

En M$

En %

Agriculture, Pêcherie et Alimentation

13,8455

1,3%

Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements
climatiques

37,9047

19,4%

Emploi et Solidarité sociale

92,5039

2,1%

Relations Internationales et Francophonie

10,0884

9,6%

Sécurité Publique

74,4996

5,6%

Tourisme

3,6764

2,8%

Transport

18,7087

2,6%

Travail

3,771

4,0%


 



« Ces compressions se font alors que le gouvernement augmente
globalement ses dépenses de programmes de 1,8%. L’an prochain, le
gouvernement prévoit une augmentation globale de 0,7%, les coupures
seront donc encore plus importantes. Le ministre a beau refuser de
prononcer le mot « austérité », c’est bien à cette logique qu’il obéit.
Or, comme on l’a vu jusqu’ici, cette stratégie a maintenu le Québec
dans un marasme économique et n’a pas permis d’atteindre les objectifs
de réduction du déficit », constate Francis Fortier, chercheur à
l’IRIS.



« Pendant que le gouvernement réduit de 19% le budget du Ministère de
l’Environnement, il relance le projet du Plan Nord. On annonce à
nouveau des investissements publics pour favoriser le profit
d’entreprises privées. Aucun investissement précis n’est annoncé pour
réduire les émissions de gaz à effet de serre du Québec, sauf un plan
d’investissements en infrastructures qui comprend 8% pour le transport
collectif et 23% d’investissements routiers. Ceci n’annonce rien de bon
pour l’atteinte des objectifs de réduction d’émissions de GES du Québec
», souligne Simon Tremblay-Pepin, chercheur à l’IRIS.



« En plus de rester sur la voie de l’austérité, le gouvernement se
maintient sur le chemin de l’extractivisme en annonçant à mots à peine
couverts le retour de l’exploitation des gaz de schiste et son
intention d’exploiter le pétrole. Pourtant, ce modèle de développement
a montré ses limites tant environnementales et sociales
qu’économiques », rappelle Simon Tremblay-Pepin.

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