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Communiqué

MONTRÉAL, le 19 novembre 2013 – L’assurance autonomie, telle
que présentée dans le livre blanc L’autonomie pour tous du gouvernement québécois, est loin de répondre aux attentes des
personnes ayant des lésions à la moelle épinière. Appliquée telle
quelle, celle-ci occasionnerait même des reculs importants pour
l’autonomie de ces personnes handicapées ! Voilà le message que Moelle
épinière et motricité Québec (MÉMO-Qc) a tenu à transmettre dans son
mémoire (www.moelleepiniere.com/?p=5541) à la commission parlementaire de l’Assemblée nationale qui est à la
veille de terminer ses auditions sur cette délicate question.

En effet, MÉMO-Qc fait valoir dans son mémoire que si le projet
d’assurance autonomie peut constituer une réponse adéquate aux besoins
grandissants de la population vieillissante, il est loin de répondre
aux besoins des personnes handicapées et pourrait même représenter une
perte d’acquis importants en matière de soutien à domicile (SAD).

Lors de l’annonce du dépôt de ce livre blanc, notre organisme, comme
plusieurs autres, a espéré y trouver des réponses attendues de longue
date par ses membres aux problèmes criants du SAD ayant pris une
ampleur systémique. Qu’il s’agisse de l’apparition de nouveaux critères
d’exclusion, de la mise en place de plafonds ou de diminution d’heures
de services malgré une évaluation plus élevée des besoins, de la
disparité de l’offre de services d’un secteur à l’autre ou des listes
d’attente pouvant s’étirer sur des années, les besoins non comblés sont
légion et des changements majeurs sont nécessaires. Malheureusement,
les changements proposés ne règleront pas ces problèmes.


« Il est essentiel de comprendre que le SAD constitue l’élément clé de
la participation sociale des personnes que nous représentons et que,
par ailleurs, il y a d’importantes différences entre les personnes en
perte d’autonomie, soient les personnes âgées, et celles en quête
d’autonomie, soient les personnes que nous représentons. Le projet
proposé se doit donc de tenir compte des enjeux spécifiques de chacune
des catégories de personnes qui y sont incluses », souligne Walter
Zelaya
, directeur général de MÉMO-Qc.


Malheureusement, dans sa forme actuelle, force est de constater que
l’assurance autonomie ne tient pas cette promesse; la remise en
question de la gratuité des services de SAD proposée dans le projet
d’assurance autonomie ne peut être considérée autrement par notre
organisme que comme un recul important pour les droits des personnes
que nous représentons, notamment en leur imposant de devoir payer pour
compenser individuellement pour les coûts additionnels liés à leur
situation de handicap.

Pour sa part, Nicolas Messier, conseiller principal en défense des
droits, considère qu’un autre élément problématique est la remise en
question du libre choix des modes de dispensations comme celui de
l’allocation directe, qui est très apprécié des usagers en raison de la
flexibilité et du contrôle que ce mode de prestation leur permet de
conserver sur leurs soins.

Quant à Lise Vachon, conseillère principale en intégration pour l’Est du
Québec, elle mentionne : « Les malaises par rapport au projet du
gouvernement ne s’arrêtent pas là. Par exemple, l’augmentation
envisagée de l’utilisation de ressources tierces est également un sujet
d’inquiétude en raison de l’expertise exigée. C’est tout
particulièrement vrai pour les personnes lésées médullaires en raison
de la prépondérance des actes dits invasifs nécessités sur une base
quotidienne par cette clientèle. »

Ces aspects problématiques pour la clientèle pèsent malheureusement plus
lourd dans la balance que les éléments du projet gouvernemental
représentant des pistes intéressantes comme l’harmonisation de l’offre
de services sur le territoire, de même qu’un financement dédié et
protégé, qui serait calculé sur une base populationnelle.

En définitive, MÉMO-Qc considère que la mise sur pied d’un projet de
cette envergure et dont la portée aura des impacts sur le quotidien de
centaines de milliers de Québécois dans les années à venir nécessite
une réflexion plus approfondie pour s’assurer que l’implantation de
l’assurance autonomie ne se fasse pas au détriment des personnes
handicapées.

Moelle épinière et motricité Québec (anciennement Association des
paraplégiques du Québec / Fondation pour la recherche sur la moelle
épinière), qui existe depuis 1946, est un organisme communautaire
autonome dont la mission est de favoriser l’autonomie des personnes
blessées médullaires du Québec, de promouvoir et faciliter leur
intégration sociale et de défendre leurs droits. MEMO-Qc offre
également des services d’intégration socioprofessionnelle aux personnes
ayant des limitations physiques et neurologiques.

Source :
Sara Leblanc, agente de communication, MÉMO-Qc
Tél. : 1 877 341-7272, poste 229

Renseignements : 
Nicolas Messier, conseiller principal en intégration – Volet défense des droits, MÉMO-Qc
Tél : 1 877 341-7272, poste 235
Cell. : 438 333-1562

Lise Vachon, conseillère principale en intégration – Est du Québec, MÉMO-Qc
Tél : 418 529-9141, poste 6486

Walter Zelaya, directeur général, MÉMO-Qc
Tél. : 1 877 341-7272, poste 220
Cell. : 514 779-8283

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