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Communiqué

MONTRÉAL, le 17 févr. 2014 – « Le FRAPRU sait fort bien que
le budget qui sera présenté jeudi par le ministre des Finances, Nicolas
Marceau
, ne sera pas adopté et qu’il ne servira que de rampe de
lancement d’une campagne électorale. Nous n’en exigeons pas moins que
le Parti québécois y donne un signal clair sur sa volonté de financer
davantage de logements sociaux et de mieux répartir la richesse ».
C’est en ces mots que Marie-José Corriveau, porte-parole du Front
d’action populaire en réaménagement urbain, a présenté les attentes
pré-budgétaires du FRAPRU.



L’organisme rappelle que, dans son budget de l’automne 2012, le ministre
Marceau s’est engagé à financer 3000 logements sociaux en 2013-2014,
sans donner plus d’assurance à plus long terme. Compte tenu de cette
incertitude, le FRAPRU réclame que tous les partis en lice aux
élections prenne rapidement des engagements écrits et chiffrés en
faveur du logement social. Il ajoute que le Parti québécois ne doit pas
laisser passer l’occasion de le faire dès le présent budget.



Selon Marie-José Corriveau, « les partis politiques doivent reconnaître
toute l’ampleur des problèmes de logement ». Elle précise que, selon
une enquête menée en 2011 par Statistique Canada, 228 000 ménages
locataires consacrent plus de la moitié de leur revenu pour se loger au
Québec, ce qui les force à couper dans leurs autres besoins essentiels,
dont la nourriture, pour arriver à payer le loyer. Ce chiffre est de
144 000 dans la région métropolitaine de Montréal, de 21 100 dans celle
de Québec, de 7700 à Gatineau, 7100 à Sherbrooke, 4900 à Trois-Rivières
et 3600 à Saguenay. De plus, 105 300 logements locatifs ont besoin de
réparations majeures au Québec, alors que 102 300 sont de taille
insuffisante.



Le FRAPRU considère que le futur gouvernement aurait les moyens de
financer la réalisation de 50 000 logements sociaux en cinq ans et de
lutter réellement contre la pauvreté, s’il acceptait de revoir certains
privilèges fiscaux qui ne profitent qu’aux mieux nantis et aux grandes
corporations. À ce sujet, Véronique Laflamme, autre porte-parole de
l’organisme, interpelle le ministre Nicolas Marceau : «À l’automne
2012, le ministre a évoqué le caractère minoritaire de son gouvernement
pour faire marche arrière sur des engagements pris par le PQ en matière
de fiscalité. Pourquoi ne revient-il avec ses mesures à l’occasion du
budget et pourquoi n’en profite-t-il pas pour aller encore plus loin,
en indiquant, par exemple, sa volonté de taxer le gains de capital des
banques et des autres institutions financières? ».

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