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Communiqué

MONTRÉAL, le 26 avril 2013 – C’est sous une bannière
dénonçant à la fois la réforme de l’assurance-chômage et les coupures
prévues à l’aide sociale qu’une vingtaine d’organisations
communautaires, étudiantes et féministes participeront, le samedi 27
avril, à la grande manifestation organisée par la Coalition québécoise
contre la réforme de l’assurance-emploi. Le contingent se mettra en
branle au coin des rues Peel et la Gauchetière, au sud de la Place du
Canada.



François Saillant, coordonnateur du Front d’action populaire en
réaménagement urbain (FRAPRU), explique que c’est parce que leur cause
est commune que les groupes ont choisi de marcher ensemble sous la
bannière « Assurance chômage, aide sociale. Deux réformes, une même
logique : le cheap labour »: « Même si les réformes de Stephen Harper et de Pauline Marois peuvent
sembler différentes, elles cherchent toutes deux à appauvrir les
personnes pour qu’elles n’aient aucun autre choix que d’accepter
n’importe quel emploi à n’importe quelle condition. »



Jérémie Bédard-Wien, co-porte-parole de l’Association pour une
solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), montre aussi du doigt les
politiques d’austérité budgétaire adoptées pour atteindre le déficit
zéro : « Tant à Ottawa qu’à Québec, les gouvernements ont fait le choix
de l’austérité budgétaire. On en voit aujourd’hui les résultats:
appauvrissement des chômeurs, des chômeuses et des personnes à l’aide
sociale; hausse des tarifs et compressions dans les services publics;
développement d’une économie du savoir en éducation. Tout cela pour
obéir aux commandes des agences de notation et préserver les privilèges
fiscaux des plus riches.» Philippe Viel, de l’Union des consommateurs,
ajoute : « Avec un peu de volonté politique et en misant sur les
solutions fiscales proposées depuis plusieurs années par nos groupes,
les gouvernements pourraient aller chercher beaucoup d’argent pour
financer les services publics et lutter efficacement contre la
pauvreté. »



Amélie Châteauneuf, porte-parole du Front commun des personnes assistées
sociales du Québec, considère que «  l’entêtement démontré par Pauline
Marois
et Agnès Maltais dans le dossier des coupures à l’aide sociale
n’a rien à envier à celui de Stephen Harper et Diane Finley dans leur
réforme de l’assurance-chômage ». « La ministre Maltais, tout comme la
ministre Finley, est obsédée par son projet de coupes. Elle est
complètement isolée. Malgré tous les avis contraires, elle le défend
comme si sa vie était en jeu. Pourtant, c’est avec la vie des plus
pauvres de la société qu’elle joue, en les condamnant à vivre en moins
bonne santé, et moins longtemps », d’ajouter Robin Couture,
porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté.



Sylvie Lévesque, porte-parole de la Fédération des associations de
familles monoparentales et recomposées du Québec, n’hésite pas à
qualifier de « sexistes » les mesures adoptées ou prévues par les
gouvernements fédéral et québécois en matière d’aide sociale et
d’assurance-chômage, puisque « ce sont encore une fois les femmes qui
seront les premières à subir les contrecoups des politiques
gouvernementales ».



Jacques Beaudoin, du Mouvement Action-Chômage de Montréal, explique
enfin qu’« il est normal que les groupes de chômeuses et de chômeurs,
qui luttent depuis des mois contre une réforme qui oblige les
prestataires à accepter des emplois pouvant aller jusqu’à 70% de leur
salaire habituel soient solidaires des personnes assistées sociales
qui, elles, s’apprêtent à voir leurs maigres prestations amputées de
129 $ par mois ».



Les organismes qui se regrouperont sous la bannière « Assurance chômage,
aide sociale. Deux réformes, une même logique : le cheap labour » sont les suivants : l’Association des groupes d’intervention en défense
des droits en santé mentale du Québec (AGIDD), l’Association pour une
solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), le Collectif pour un Québec sans
pauvreté, la Fédération des associations de familles monoparentales et
recomposées du Québec (FAFMRQ), la Fédération des femmes du Québec, le
Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), le
Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le
Rassemblement de la jeunesse (RAJE) citoyenne, le Regroupement des
auberges du cœur du Québec, l’R des centres de femmes du Québec,
l’Union des consommateurs, le Centre des travailleuses et travailleurs
immigrants, le Comité chômage de l’Est de Montréal, la Corporation de
développement communautaire de Côte-des-Neiges, le Mouvement
Action-Chômage (MAC) de Montréal, l’Organisation populaire des droits
sociaux de la région de Montréal (OPDS-RM), Action populaire des
Moulins de Mascouche et la Concertation des luttes contre
l’exploitation sexuelle (CLES).



Renseignements :

François Saillant, FRAPRU, (514) 919-2843
Robin Couture, Collectif pour un Québec sans pauvreté (418) 930-5969
Amélie Châteauneuf, Front commun des personnes assistées sociales du Québec, (514) 577-3279
Valérie Plante-Lévesque, Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ)
(514) 835-2444
Sylvie Lévesque, Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, (514) 710-6661
Jacques Beaudoin, MAC de Montréal (514) 377-0712
Philippe Viel, Union des consommateurs, (514) 743-0419


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