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Communiqué


La production du pétrole des sables bitumineux émet trois à quatre
fois de plus de GES que la production de pétrole conventionnel ce qui en
fait la plus importante source de croissance des émissions de GES au
Canada et l’un des projets les plus émetteurs de GES au monde.


Le projet déposé par Enbridge implique le passage des sables
bitumineux au Québec par un pipeline qui se rend à Montréal en passant
par de nombreuses autres zones densément peuplées. « Il ne s’agit pas
simplement de renverser le flux du pétrole entre Montréal et Sarnia,
Enbridge veut augmenter la capacité quotidienne et y faire circuler un
pétrole lourd dans un pipeline vieux d’au moins 40 ans. Cela comporte
des risques environnementaux importants en cas d’un déversement »
explique Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre. « Les
citoyens et les communautés ont besoin de connaître les risques réels
reliés à la sécurité des pipelines, poursuit-il. »


Rappelons qu’Enbridge est responsable du plus important déversement
pétrolier en sol nord-américain lorsqu’un de leurs pipelines,
transportant des sables bitumineux, a déversé plus de 3,7 millions de
litres de pétrole dans la rivière Kalamazoo au Michigan en 2010. La
facture de cette catastrophe s’élève à près d’un milliard de dollars et
Enbridge conteste présentement les montants qu’on lui demande de payer.


Plusieurs indices démontrent que le projet fait partie d’un plus
important projet, anciennement appelé Trailbreaker, qui vise à acheminer
des sables bitumineux jusqu’en Nouvelle-Angleterre. On doit savoir ce
qu’il adviendrait du pétrole une fois arrivé à Montréal.


« L’inversion du sens du flux dans l’oléoduc d’Enbridge signifie
potentiellement pour le Québec d’augmenter considérablement l’ampleur
des émissions atmosphériques des raffineries d’ici qui recevront ce
pétrole lourd, avec tout ce que ça implique en termes de pollution et de
problèmes de santé publique. On ne peut pas passer à côté de ces
questions » estime André Bélisle, président de l’Association québécoise
de lutte contre la pollution atmosphérique.


« Le pétrole des sables bitumineux est l’un des pétroles les plus
sales au monde. L’Office national de l’énergie ne peut se mettre la tête
dans le sable et doit évaluer les impacts liés à l’augmentation de la
production de ce pétrole sale incluant les émissions de gaz à effet de
serre qui y sont liées » affirme Patrick Bonin, responsable de la
campagne climat-énergie à Greenpeace Canada.


L’Office national de l’énergie invite les citoyens et organisations à
s’inscrire en tant qu’intervenant à cette audience d’ici le 11 avril
2013. Ce statut permet de faire valoir son point de vue sur le projet.
Toutes les informations sont disponibles sur le site de l’ONÉ.


-30-


Les groupes de l’Ontario et du Québec sont : Équiterre, Environmental
Defence, Justice climatique Montréal, Sierra Club du Canada – chapitre
du Québec, Greenpeace Canada – Montréal et l’Association québécoise de
lutte contre la pollution atmosphérique.


Pour lire le communiqué de Natural Resources Defense Council’s (NRDC) (en anglais seulement)


Information :



Loïc Dehoux, Équiterre


514 605 2000


André Bélisle, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique

418-386-6992


Patrick Bonin, Greenpeace Canada

514-594-1221

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