Le jeudi 4 avril 2013
Le Code de gestion des pesticides fête ses 10 ans ! Équiterre réclame son renforcement
Montréal, mercredi 3 avril 2013 – Il y a
exactement 10 ans, le Québec faisait figure de pionnier en adoptant le
premier Code de gestion des pesticides en Amérique du Nord. À l’occasion
de cet anniversaire, Équiterre rappelle que le Québec s’est maintenant
fait dépasser par d’autres provinces en matière d’encadrement des
pesticides utilisés à des fins esthétiques et que le Code doit
maintenant être révisé pour offrir une protection aux Québécois qui soit
au moins équivalente aux meilleures politiques en vigueur actuellement
au pays.
Le Code de gestion était une initiative du Ministère de
l’environnement de l’époque, dirigé par André Boisclair, et faisait
suite au rapport de la Commission Cousineau qui avait siégé en 2002 et
avait entendu des dizaines de représentants des groupes environnementaux
et de l’industrie horticole. Cette réglementation vise à encadrer
l’entreposage, la vente et l’utilisation d’une vingtaine d’ingrédients
actifs sur les pelouses au Québec. Dix ans plus tard, le Québec a été
dépassé par d’autres provinces et doit maintenant regagner sa position
de chef de file. Certaines provinces canadiennes ont emboîté le pas avec
des règlements beaucoup plus restrictifs, comme l’Ontario qui interdit
une centaine d’ingrédients actifs depuis 2009, et la Nouvelle-Écosse
depuis 2011.
Équiterre réclame depuis plusieurs années un renforcement de la
réglementation québécoise et aussi une campagne de sensibilisation plus
visible. Edith Smeesters, qui avait joué un rôle clé avec la Coalition
pour les alternatives aux pesticides (CAP) dans la mise en place de ce
Code, déplore que les gens ont toujours des attentes irréalistes
vis-à-vis de leurs pelouses: « La biodiversité, ça commence dans nos
pelouses, et aussi longtemps qu’on n’acceptera pas les fleurs comme une
partie intégrante d’une pelouse naturelle, on va continuer à utiliser
des produits dangereux pour notre santé et celle de nos enfants ! »
« L’Ontario et la Nouvelle-Écosse ont banni l’usage de tous les
pesticides de synthèse à des fins esthétiques. Alors qu’il révise
actuellement son Code de gestion des pesticides, le Québec doit saisir
cette occasion et renforcer sa règlementation de manière à assurer une
protection pour la santé et l’environnement qui soit au moins
équivalente aux meilleures politiques en vigueur actuellement au pays.
La réglementation ontarienne va au-delà des pelouses et s’applique
également à toutes les composantes des espaces verts aménagés :
plates-bandes, jardins, arbres, arbustes, et nous souhaitons la même
chose au Québec », indique Nadine Bachand, chargée de projet chez
Équiterre.
« De plus en plus d’études établissent des liens entre l’exposition aux
pesticides et diverses maladies neurologiques et respiratoires, des
cancers, de même que des problèmes du système reproducteur, et les
enfants y sont particulièrement vulnérables. En 2012, le Collège
ontarien des médecins de famille recommandait d’ailleurs fortement à la
population de réduire son exposition aux pesticides après avoir recensé
de manière exhaustive la littérature scientifique. Lorsqu’on parle de
pesticides utilisés à des fins esthétiques, dont l’usage est, par
définition, non nécessaire et fait courir des risques à la santé
publique qui sont injustifiables, la plus grande prudence s’impose »,
conclut Isabelle Saint-Germain, directrice générale adjointe chez
Équiterre.
Les citoyens et organisations sont invités à signer la pétition qui réclame un renforcement du Code de gestion des pesticides.
À propos d’Équiterre
Équiterre s’est donné pour mission de contribuer à bâtir un mouvement
de société en incitant citoyens, organisations et gouvernements à faire
des choix écologiques, équitables et solidaires.
Par son action, Équiterre veut porter l’attention sur les aspects
fondamentaux de la vie. Manger, se transporter, habiter, jardiner et
consommer : des besoins vitaux, mais aussi des moyens à la portée de
chacun pour agir de façon responsable et changer le monde un geste à la
fois.
-30-
Source :
Loïc Dehoux
Équiterre
514-605-2000
Du même auteur
Dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie
Communiqué
24 mars 2009
Le Code de gestion des pesticides fête ses 10 ans ! Équiterre réclame son renforcement
Pour être davantage sensibilisé à la saine alimentation
Communiqué
31 mars 2009
Le Code de gestion des pesticides fête ses 10 ans ! Équiterre réclame son renforcement
4 québécois sur 5 croient qu’une personne atteinte de schizophrénie ne peut pas vivre au sein de la communauté
Communiqué
1 avril 2009
Le Code de gestion des pesticides fête ses 10 ans ! Équiterre réclame son renforcement