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Communiqué

MONTRÉAL, le 6 mars 2013 – Le Conseil d’intervention pour
l’accès des femmes au travail (CIAFT) dénonce les modifications à
l’aide sociale décidées par la Ministre de l’Emploi et de la Solidarité
sociale. Il est regrettable que le gouvernement ne tienne pas ses
engagements et n’ait pas procédé à une analyse différenciée selon le
sexe avant de décider de couper l’aide sociale de nombreuses
Québécoises et Québécois en situation vulnérable. Pour beaucoup de
groupes membres du CIAFT, la récente stratégie « Tous pour l’emploi :
une impulsion nouvelle avec les partenaires » traduit aussi un manque
de volonté gouvernementale d’entreprendre des actions pour corriger les
inégalités structurelles auxquelles font face les femmes en matière
d’accès à l’emploi.


De nombreux organismes membres du CIAFT sont des organismes
communautaires en employabilité travaillant à l’accès et au maintien
des femmes au travail. Plusieurs d’entre eux sont préoccupés par le
fait que les mesures à mettre en œuvre pour assurer la réinsertion
professionnelle des femmes prestataires touchées par les coupures à
l’aide sociale sont encore indéterminées.  Nos membres connaissent les
nombreux défis que pose la réinsertion sociale et professionnelle de
ces femmes, qui sont éloignées du marché du travail depuis de longues
années, souvent passées à prendre soin des enfants. Les femmes âgées
sont elles aussi confrontées à de nombreuses difficultés pour
réintégrer le marché du travail, et la coupure d’une partie de leurs
prestations ne les règlera en rien. Les programmes d’insertion
professionnelle qui devront être adaptés à ces femmes nécessiteront
d’allouer davantage de ressources financières aux organismes
communautaires.


L’aide sociale, déjà notoirement insuffisante pour combler les besoins
de base des personnes et des familles, est un programme social
fondamental et doit cesser d’être relié à l’employabilité des
personnes, ce qui est un dévoiement des droits fondamentaux.  « Les
organismes œuvrant à l’insertion professionnelle connaissent très bien
les conditions de vie des femmes éloignées du marché du travail et
savent que c’est en vivant dignement qu’on peut trouver un emploi
décent, pas le contraire », déclare Danielle Hébert, présidente du
CIAFT.


Renseignements :

Nathalie Goulet, directrice, CIAFT : (514) 954-0220 poste 1702

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