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Communiqué


« Notre revue conclut que les foetus qui sont exposés dans les 12
premières semaines de grossesse et les enfants qui sont exposés au cours
de la première année de vie sont ceux qui courent le plus de risques de
développer des problèmes de santé » a affirmé la Dre Sanborn, coauteure
de l’étude.


À la lumière de cette étude, le CQMF, l’ACME et Équiterre
recommandent fortement d’éliminer toute exposition de la population – et
spécialement des enfants – aux pesticides utilisés à des fins
esthétiques. Le gouvernement du Québec a actuellement une rare occasion :
le Code de gestion des pesticides, qui encadre l’usage des pesticides à
des fins esthétiques, est en révision. Le Québec faisait figure de
pionnier en 2003 en adoptant son Code de gestion des pesticides, qui
interdit la vente et l’usage de 20 ingrédients actifs entrant dans la
composition de pesticides destinés aux pelouses et qui ne permet qu’une
liste restreinte de pesticides sur les endroits fréquentés par les
enfants. Or, certaines provinces canadiennes ont depuis dépassé le
Québec.


« L’Ontario et la Nouvelle-Écosse ont banni l’usage de tous les
pesticides de synthèse à des fins esthétiques. Québec doit renforcer sa
règlementation de manière à assurer une protection pour la santé et
l’environnement qui soit au moins équivalente aux meilleures politiques
en vigueur actuellement au pays », indique Isabelle St-Germain,
directrice générale adjointe d’Équiterre. « Par exemple, l’usage de
l’insecticide pyréthrine est actuellement permis au Québec, en dépit du
fait qu’il est considéré comme cancérigène possible chez l’humain par le
gouvernement du Québec. Or, l’usage de cet insecticide à des fins
esthétiques est interdit en Ontario », ajoute Nadine Bachand, chargée de
projet chez Équiterre.


Le Code de gestion des pesticides du Québec actuel permet seulement
l’usage de pesticides considérés les moins susceptibles de présenter un
effet toxique quelconque sur les lieux fréquentés par les enfants, ce
qui constitue le meilleur modèle d’interdiction. Le nouveau Code devra
maintenir cette interdiction et continuer de protéger la santé des
enfants dans les lieux fréquentés par ceux-ci. « Étant donné la plus
grande vulnérabilité des enfants, il doit y avoir une tolérance zéro
pour tout pesticide à usage esthétique et les pratiques écologiques
doivent être priorisées pour le contrôle des insectes et plantes
menaçant la santé ou la sécurité publique sur les lieux fréquentés par
les enfants » affirme Dr Jean Zigby, président du comité santé et
environnement du CQMF et président de l’ACME.


« Alors qu’il révise son Code de gestion des pesticides, le Québec
doit saisir cette occasion et s’inspirer des meilleurs modèles en
vigueur ailleurs afin de reprendre sa position de chef de file en
matière de prise de décision fondée sur la protection de la santé et de
l’environnement lorsqu’il est question d’encadrement des pesticides
utilisés à des fins esthétiques », conclut Nadine Bachand.


-30-


Informations :

Loïc Dehoux, Équiterre

514 605 2000


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