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Communiqué

MONTRÉAL, le 4 avril 2013  – Lors d’une assemblée publique
qui se tiendra ce vendredi 5 avril, le Centre des travailleurs et
travailleuses immigrants (CTI) et leurs groupes communautaires
partenaires mettront de l’avant plusieurs demandes liées à un éventuel
projet de loi provincial qui viserait à protéger les travailleurs en
situation de précarité. Rassemblés sous une bannière commune, les
travailleuses domestiques, les travailleurs étrangers temporaires, les
travailleurs temporaires d’agences de placement ainsi que les
travailleurs sans papiers présenteront leurs revendications, incluant
parmi elles la couverture des travailleuses domestiques par la CSST, la
coresponsabilité des agences de placement et de leurs entreprises,
ainsi qu’une meilleure protection des travailleurs étrangers
temporaires, tout statut confondu. Les groupes présents voudront
également voir le taux provincial du salaire minimum augmenter à douze
dollars de l’heure.



Après que l’invitation à participer à une assemblée publique ait été
déclinée par Mme Agnès Maltais, ministre du Travail, les groupes en
question ont gardé leur position et ont convenu que cet événement
public aurait tout de même lieu. Les travailleurs du Québec qui sont
concernés par le travail précaire partageront leurs expériences
personnelles, soulignant la nécessité que les changements réclamés
surviennent.



Neil Ladode, du comité des travailleurs étrangers temporaires formé par
le CTI, croit qu’une partie du rôle du ministre du Travail soit d’être
à l’écoute des travailleurs précaires. Originaire d’Indonésie, monsieur
Ladode s’est retrouvé dans une situation d’exploitation à son arrivée
au Québec alors qu’il œuvrait comme cuisiner dans un restaurant de
Montréal.



« La ministre Maltais ne devrait pas ignorer les voix des travailleurs
migrants»
, dit monsieur Ladode. «C’est à la ministre que revient la responsabilité d’éliminer toute
barrière à nos droits, afin de respecter et de protéger tous les
travailleurs au Québec ».



Une coalition formée pour cette présente campagne a été initiée par le
CTI, supporté par les groupes suivants : l’Organisation des femmes
Philippines du Québec (PINAY), l’Association des travailleurs temporaires d’agences de placement
(ATTAP), les Mexicain unis pour la régularisation (MUR) ainsi que Dignidad Migrante. Le CTI a regroupé ses alliés lorsqu’il a été mis au courant d’un
possible projet de loi du gouvernement Marois autour du travail
précaire.



« Ça fait des mois que nous entendons des rumeurs que le gouvernement
provincial discute d’un éventuel projet de loi sur le travail précaire
»,
explique Jasmin de la Calzada de l’organisation PINAY, qui regroupe
majoritairement des travailleuses domestiques en provenance des
Philippines.



« Nous voulions être proactifs dans ce processus », a déclaré madame de la Calzada. « Les gens qui sont directement touchés par cette situation se doivent
de s’exprimer et de proposer des lois innovatrices qui protègeraient
mieux nos droits collectifs en tant que société démocratique»
.



L’assemblée publique se tiendra donc le vendredi 5 avril à 18 h, au
Centre des travailleurs et travailleuses immigrants, au 4755 rue Van
Horne
, bureau 110, métro Plamondon. Les travailleurs migrants, les
travailleuses domestiques et les travailleurs temporaires d’agences de
placement seront disponibles sur place pour des interviews avec les
médias.



Renseignements :

Centre des travailleurs et travailleuses immigrants 514 342-2111
Noé Arteaga (français) noe@iwc-cti.ca
Mostafa Henaway (anglais) mostafa@iwc-cti.ca


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