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Communiqué

MONTRÉAL, le 7 déc. 2012 – La Fédération des femmes du
Québec (FFQ) et la Fédération du Québec pour le planning des naissances
(FQPN) répondent à Monsieur Warawa qui souhaiterait « protéger les
filles » contre la discrimination en demandant au parlement de
condamner les avortements sexo-sélectifs.



« La volonté de condamner l’avortement de fœtus féminin s’inscrit
davantage dans une volonté de limiter à nouveau le droit à
l’avortement.»
déclare Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du
Québec. Monsieur Warawa et ses alliéEs sont en train d’inventer un
problème, en s’inspirant des pratiques du Parti Républicain des
États-Unis. « Ne soyons pas dupes. On ne peut pas faire confiance aux conservateurs
pour respecter les droits des femmes et des filles. Ils manquent de
crédibilité à ce sujet 
» affirme Alexa Conradi.



À en croire M. Warawa, le Canada serait un pays où le « féminicide » de
fœtus s’exerce à grande échelle et en toute impunité. Or, il n’en est
rien. « L’avortement sexo-sélectif au Canada, s’il existe, est un phénomène
ultra marginal »,
s’insurge Sophie de Cordes, coordonnatrice générale de la FQPN. Au
Canada, 95% des avortements ont lieu dans les douze premières semaines
de grossesse, soit bien avant de connaitre le sexe du fœtus, qui a lieu
vers la seizième semaine.



« Selon nous, la meilleure façon de remédier à la discrimination à
l’endroit des filles, c’est de faire en sorte que naître fille au
Canada soit aussi valorisé et sécuritaire que naître garçon. »
déclare Sophie de Cordes.



La discrimination à l’endroit des filles et des femmes prend des formes
bien réelles et diverses. « Prenons pour exemple les décès pour cause de violence conjugale, les
disparitions de femmes autochtones ou les violences sexuelles envers
les femmes en situation de handicap ainsi que les écarts salariaux »
souligne Alexa Conradi.



Cette motion est un écran de fumée au service de l’obsession
conservatrice et religieuse de contrôler le corps des femmes. Les
filles et les femmes n’ont pas besoin de protection, elles ont besoin
d’une  société égalitaire qui leur fournit les moyens de s’épanouir.



Renseignements ou entrevue :

Nastasia Deleville
Responsable des communications
Fédération des femmes du Québec
Tel : (514) 876-0166 poste 1506 / Cell. : 514 717-4847
ndeleville@ffq.qc.ca


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