Le lundi 21 mars 2016
L’austérité libérale frappe encore : la prévention du suicide écope
par Jean-François Lisée
Québec, le 20 mars 2016 – En présence de Mmes Suzanne Carrière et Fabienne Audette, respectivement présidente et directrice générale de Suicide Action Montréal, le porte-parole du Parti Québécois en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention, Jean-François Lisée, a dénoncé aujourd’hui les coupes imposées en prévention du suicide.
« Avant l’austérité libérale, Suicide Action Montréal formait plus de 350 intervenants du réseau de la santé chaque année. À partir du 1eravril, ce chiffre passera à zéro. C’est d’autant plus inacceptable que dans son rapport, le vérificateur désigné pour le Centre jeunesse de Laval dit ce qui suit :
« La problématique du suicide en est un exemple. Il y a eu une volonté collective et politique de reconnaître le problème. […] Des interventions concrètes ont également été mises en place assorties aux divers degrés de risques, les intervenants ont été formés, la vigilance et le suivi ont été maintenus à travers le temps avec pour conséquence bien tangible que malgré le risque toujours très présent auprès de ces jeunes vulnérables, le CISSS de Laval n’a connu aucun suicide dans ses ressources d’hébergement depuis l’avènement de ces pratiques. »
De plus, alors que le nombre d’appels reçus au 1 866 APPELLE ne cesse de croître, les budgets pour soutenir cette activité essentielle stagnent », a déclaré Jean-François Lisée.
« L’heure n’est pas à ralentir le déploiement de mesures en prévention du suicide, l’heure est plutôt à consolider les mesures et à en ajouter, notamment à Montréal. De plus, l’Institut national de santé publique du Québec a confirmé récemment une statistique optimiste, selon laquelle à Montréal, de 2012 à 2013, le nombre de suicides a diminué, passant de 205 à 176. Il faut donc poursuivre le travail amorcé », ont ajouté Mmes Carrière et Audette.
« Le dernier plan d’action en santé mentale ne comportait rien de concret pour les centres de prévention du suicide. C’est sans compter les 23,7 millions qui ont été coupés l’an dernier en prévention et en santé publique dans toutes les régions du Québec. Dans son dernier budget, le gouvernement n’a pas fait de la prévention du suicide une réelle priorité; il doit réinvestir dès maintenant les sommes dévolues à la formation et à la prévention », a conclu Jean-François Lisée.
À Propos de l'auteur
Jean-François Lisée
Montréal
Du même auteur
Un enfant, une place: un engagement qui se concrétise
Chronique
21 novembre 2012
Jean-François Lisée
Le ministre Jean-François Lisée veut rendre Montréal plus attrayante pour les jeunes familles
Chronique
21 novembre 2012
Jean-François Lisée
Jean-François Lisée rend hommage aux bénévoles des organismes de Rosemont et à Louise Beaudoin
Chronique
21 novembre 2012
Jean-François Lisée