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Communiqué

MONTRÉAL, le 27 nov. 2012 – Contrairement aux affirmations
de plusieurs commentateurs, l’immigration au Québec offre plusieurs
avantages. C’est ce que révèle une note socio-économique publiée
aujourd’hui par l’Institut de recherche et d’informations
socio-économiques (IRIS) qui souligne que les plus grandes difficultés
pour réaliser cet important potentiel résident en fait dans des
pratiques discriminatoires à l’endroit des personnes immigrantes.



« Si les personnes immigrantes ne participent pas à la société québécoise
à la pleine hauteur de leur potentiel, c’est davantage en raison
d’obstacles inéquitables sur le marché du travail qu’en raison de la
hauteur et de la valeur de leurs compétences. Avec des taux de
scolarisation largement plus élevés que la moyenne des natifs du
Québec, les immigrant-es affichent des taux de chômage 2 à 3 fois plus
élevés et d’importantes différences salariales. Ces différences sont
d’ailleurs plus marquées au Québec qu’au Canada »
affirme Mathieu Forcier, chercheur à l’IRIS.



« De plus, il faut regarder la réalité en face : pour renouveler la
population du Québec, il est nécessaire que nous ayons des entrées
annuelles d’immigration d’au moins 47 500 personnes. Dans ce contexte,
il est troublant de constater qu’à Montréal, nous avons encore
d’importants problèmes à les intégrer. D’abord, la connaissance de
l’anglais est mieux récompensée sur le marché de l’emploi que la
connaissance du français. Ensuite, un candidat avec un nom
franco-québécois a au moins 60% plus de chance d’être convoqué à un
entretien d’embauche qu’un candidat avec un nom arabe, latino-américain
ou africain. 
» soulève Laura Handal, chercheure à l’IRIS.



« L’immigration n’est pas qu’une affaire économique, nos sociétés font
aussi le choix de l’immigration pour des raisons culturelles et
politiques. Toutefois, sur le strict plan économique, si les
compétences des personnes immigrantes étaient pleinement reconnues,
l’économie canadienne gagnerait l’équivalent de 370 000 travailleurs et
travailleuses et les revenus des immigrants augmenteraient de 30,7 G$,
soit 2,1% du PIB »
, lance Mathieu Forcier.



La note L’intégration des immigrants et immigrantes au Québec est disponible gratuitement sur le web au www.iris-recherche.qc.ca.



Renseignements :

Simon Tremblay-Pepin, chercheur et responsable aux communications, 514-814-1522


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