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Communiqué

MONTRÉAL, le 16 nov. 2012 – Le Mouvement Montréal français
(MMF) décerne le Prix Autruche au chroniqueur et maire d’Huntington,
Stéphane Gendron. Le Prix Autruche est décerné annuellement à une
personne ou une organisation s’étant distinguée par son aveuglement
volontaire quant à la situation du français au Québec.



M. Gendron dénie la précarité du français, faisant fi de ce que
démontrent les principaux indicateurs linguistiques depuis plus de
vingt ans. De plus, le lauréat du prix Autruche encourage
l’anglicisation du Québec en faisant la promotion du bilinguisme
institutionnel. Le maire déclarait lors de son émission Face à face du
lundi 28 novembre 2011 : « On parlait de bilinguisme institutionnel
tout à l’heure […] Nous, on le fait chez nous. On n’est pas une ville à
statut bilingue. On sert tout le monde en anglais. On communique en
anglais. On écrit en anglais. Ça viole la loi 101. On viole la loi 101.
Pis on est fier. On est fier. […] »



«La connaissance de plusieurs langues constitue un enrichissement
personnel. Mais le bilinguisme anglais-français des institutions
publiques favorise l’anglicisation », souligne le porte-parole du
Mouvement Montréal français, Denis Trudel. Il précise que « si les services publics sont systématiquement
disponibles dans les deux langues, les nouveaux citoyens comprendront
que la société d’accueil québécoise ne tient pas spécialement à ce
qu’ils apprennent le français. C’est pourquoi la Loi 101 visait à faire
du français non pas une langue officielle, mais plutôt la seule langue
officielle du Québec, tout en permettant l’adoption de mesures
d’exception pour la minorité historique anglophone. La Charte visait à
renforcer le pouvoir d’attraction et d’intégration du français en
régissant son usage dans les institutions publiques du Québec. »



Selon le recensement de 2011, la population de langue d’usage anglaise
était de 29% plus élevée que la population de langue maternelle
anglaise, essentiellement parce qu’une proportion importante des
allophones adopte l’anglais comme langue parlée à la maison. En
comparaison, la population de langue d’usage française ne faisait qu’un
gain de 3% par rapport à la population de langue maternelle française.
Lorsqu’on observe l’évolution de ces données depuis 1971, on voit que
l’écart entre le pouvoir d’attraction de l’anglais avec celui du
français sur les allophones au Québec augmente continuellement. Dans la
ville de M. Gendron en 2011, les transferts linguistiques des
francophones vers l’anglais étaient de l’ordre de 8%, alors qu’il y a
eu une augmentation de 11% dans la population anglophone.



Le MMF rappelle que le président du Comité de suivi de la situation
linguistique à l’Office québécois de la langue française (OQLF), Marc
Termote, prévoie un déclin rapide des locuteurs du français à Montréal
(de 54% en 2006 à 42 % en 2051), qui se répercutera dans l’ensemble des
régions du Québec (82% en 2006 à 72 % en 2051).



Pour en savoir plus sur les indicateurs de vitalité linguistique du
recensement 2011, visitez le lien suivant : http://quebecfrancais.org/node/4432



Renseignements :

Philippe Perreault
514-835-6316, 514-839-4140
www.quebecfrancais.org


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