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Communiqué

MONTRÉAL, le 22 oct. 2012 – L’ensemble des élus de la 2e opposition, avec à leur tête leur chef, Richard Bergeron, a quitté la
salle du conseil, refusant de participer à la mascarade orchestrée par
Gérald Tremblay et son équipe. « Pour cette administration, c’est trop
peu trop tard. Il aura fallu le début des audiences de la commission
Charbonneau pour que des subalternes de Gérald Tremblay tentent
désespérément de renverser la vapeur. Nous refusons de participer à une
telle mascarade. Gérald Tremblay et son équipe n’ont plus la confiance
et la crédibilité d’aborder ces sujets depuis longtemps », a déclaré
Richard Bergeron.



Marc-André Gadoury, leader adjoint de Projet Montréal, a été présent, à
ce jour, pour tous les votes tenus lors de conseils de ville.
Aujourd’hui, il choisit de quitter la salle du conseil, convaincu que
l’administration Tremblay-Applebaum-Rotrand n’a plus la crédibilité
pour présenter la série de déclarations concernant l’éthique, la
collusion, la corruption et le financement des partis. « Après 10 ans
au pouvoir, 10 ans à ne pas agir, messieurs Tremblay, Applebaum et
Rotrand veulent essayer de nous faire croire qu’ils agissent? C’est
complètement irrespectueux de l’institution du conseil de ville et des
citoyens montréalais », a expliqué Marc-André Gadoury.



Rappelons que l’administration Tremblay est une administration dont les
allégations de corruption sont rendues publiques presque
quotidiennement. Voici d’ailleurs une liste partielle des allégations
et agissements de l’administration Tremblay-Applebaum-Rotrand au cours
des dernières années :



  • Ristourne de 3% sur tous les contrats versée au parti du maire Tremblay
    alléguée par Benoit Labonté en 2009 et corroborée lors du témoignage de
    Lino Zambito à la commission Charbonneau;

  • Usage de prête-noms lors de dons politiques illégaux pour le financement
    d’Union Montréal;

  • Arrestation et mise en accusation pour fraude, complot et abus de
    confiance de toute la garde rapprochée du maire Tremblay : son
    président du comité exécutif Frank Zampino, son chef de cabinet Martial
    Fillion, et le responsable du financement de son parti, Bernard
    Trépanier;

  • Enquêtes toujours en cours concernant le toit de l’Hôtel de ville, où le
    fils du parrain de la mafia, maintenant décédé, Nicolo Rizzuto Jr,
    aurait exigé que l’entrepreneur verse des sommes d’argent (40 000$) à
    deux conseillers du parti Union Montréal pour qu’il puisse commencer
    les travaux;

  • Enquêtes policières concernant l’octroi du contrat des compteurs d’eau à
    Génieau, un consortium formé de Simard-Beaudry Construction (Tony
    Accurso
    ) et de Dessau;

  • Enquête et accusations criminelles reliées à la vente à rabais des
    terrains du Faubourg Contrecœur à l’entreprise Construction Frank
    Catania
    et Associés;

  • Départ dans la controverse de trois directeurs généraux de la Ville,
    Robert Abdallah, Claude Léger et Louis Roquet;

  • Conflit d’intérêts grave : Frank Zampino est allé deux fois sur le yacht
    de Tony Accurso pendant l’appel d’offres du contrat des compteurs
    d’eau;

  • Activité de financement à Saint-Léonard, fief de Frank Zampino (mai
    2008), ayant rapporté 360 110 $, dont 49 760 $ de dons anonymes;

  • Violation de l’indépendance du Vérificateur général par de l’espionnage
    de ses courriels : poursuite civile en cours;

  • Espionnage des courriels du président du conseil, Claude Dauphin;

  • Enquête sur la fraude de 8 millions $ au Service informatique de la
    Ville;

  • Condamnation de deux élus d’Union Montréal pour corruption dans
    l’arrondissement Saint-Laurent, Irving Grundman et René Dussault;

  • Enquête sur les dépassements de coûts du Centre communautaire
    intergénérationnel d’Outremont, construit sous l’administration
    Harbour;

  • Arrestation de l’ex-maire de l’arrondissement d’Outremont, Stéphane
    Harbour, et de deux de ses collaborateurs, Yves Maillot et Jean-Claude
    Patenaude, accusés de fraude, complot, abus de confiance, fabrication
    et usage de faux documents;

  • Failles entourant le contrat des télécommunications octroyé à Telus, où
    l’ex-directeur général de la Ville, Louis Roquet, a coulé de
    l’information confidentielle au fournisseur provenant du rapport du
    Vérificateur général avant qu’il ne soit publié;

  • Conflits d’intérêts, népotisme et gestion opaque de BIXI, dont les
    opérations montréalaises sont déficitaires chaque année;

  • Voyage de Luis Miranda aux Açores avec des fournisseurs de son
    arrondissement;

  • Plainte retenue par le MAMROT contre Bertrand Ward et Monique Worth,
    mairesse de Pierrefonds-Roxboro;

  • Suspension de trois employés à la suite des allégations de Lino Zambito.


« Depuis des années, Projet Montréal dénonce qu’il y a trop d’argent en
politique. C’est pourquoi, dès 2009, nous nous sommes dotés de règles
de financement strictes, approuvées par John  Gomery. Ça fait 10 ans
que Gérald Tremblay, Richard Deschamps, Michael Applebaum et Marvin
Rotrand laissent aller la corruption et la collusion à Montréal. Ils
n’ont aucune crédibilité pour tenter de l’enrayer. Comme par hasard, en
pleine commission Charbonneau, ils décident de demander des
modifications à la loi au Gouvernement du Québec. Au lieu de déposer
des déclarations et de demander aux autres de faire leur job, ils
auraient dû eux-mêmes agir depuis longtemps », a conclu Richard
Bergeron
.



Renseignements :

Catherine Maurice
Attachée de presse de la 2e opposition
514 872-3153
514 601-5542
catherine.maurice@ville.montreal.qc.ca


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