Le lundi 10 février 2014
Nouveau guide sur l’alcool et le sommeil : L’alcool est un « faux ami » du sommeil
MONTRÉAL, le 10 févr. 2014 – À première vue, prendre un
verre ou même en prendre plusieurs semble être bénéfique pour le
sommeil. Or, si l’alcool aide habituellement à s’endormir et à ne pas
se réveiller durant les premières heures, il bouleverse le restant de
la nuit, qui est alors caractérisé par un sommeil plus fragmenté, des
éveils nocturnes et parfois un réveil matinal précoce avec incapacité
de se rendormir. L’alcool est donc un « faux ami » du sommeil. Telle est la principale conclusion de la toute dernière publication de
la collection Alcool et santé d’Éduc’alcool, consacrée aux conséquences
de la consommation d’alcool sur le sommeil et que l’organisme a rendue
publique aujourd’hui.
« Nous connaissons tous la chanson « le bon vin m’endort… », mais si
beaucoup de buveurs ont l’impression que l’alcool facilite le sommeil,
il est clair que, même si l’alcool est un sédatif, il dérègle le cycle
du sommeil, exacerbe certains troubles du sommeil et provoque des
répercussions sur les périodes d’éveil », de préciser le directeur
général d’Éduc’alcool, Hubert Sacy.
L’alcool n’est pas un remède contre l’insomnie
Lorsque les personnes consomment de l’alcool avant de dormir, une faible
dose a généralement peu ou pas d’effets sur les différentes phases du
sommeil tandis qu’une dose élevée a des effets plus prononcés sur
l’ensemble du sommeil.
Il reste que l’alcool est un piètre substitut au somnifère en
particulier pour les personnes qui sont vulnérables à divers troubles
du sommeil. Celles-ci ont tout intérêt à consommer avec modération,
voire à s’abstenir de consommer de l’alcool avant de se coucher.
La consommation d’alcool peut exacerber certains troubles du sommeil,
notamment l’insomnie, l’apnée du sommeil et les ronflements. Or, 4 %
des Québécois et 10 % des gens qui souffrent d’insomnie ont recours à
l’alcool pour soulager des problèmes de sommeil. Malheureusement, même
sur une base ponctuelle, c’est une bien mauvaise idée.
Vigilance et fonctionnement le lendemain
La journée suivant un épisode de consommation excessive, la capacité des
buveurs à accomplir des tâches d’attention partagée est affectée en
raison des effets perturbateurs de l’abus d’alcool sur le cycle du
sommeil. La consommation excessive d’alcool affecte indirectement la
vigilance ou le fonctionnement le jour suivant; et bien que ces
réductions soient dans l’ensemble mineures, elles peuvent avoir un
effet significatif lorsque les tâches à accomplir sont complexes ou
dangereuses. Ainsi le lendemain d’une cuite, une des principales
raisons au fait que les gens se sentent mal est le manque de sommeil.
« Il n’y a pas de bon sommeil après une cuite », rappelle Hubert Sacy.
« Comme c’est souvent le cas lorsqu’il est question d’alcool, la
nouvelle publication d’Éduc’alcool sur les effets de l’alcool sur le
sommeil rappelle que c’est la dose qui fait le poison et que, quel que soit le sujet que l’on aborde et l’angle sous lequel
il est abordé, la modération a bien meilleur goût », de conclure Hubert
Sacy.
Contenu et disponibilité de la publication
Cette nouvelle monographie d’Éduc’alcool vise à démystifier le phénomène
de l’effet de l’alcool sur le sommeil et à départager les mythes des
réalités qui entourent cette autre conséquence négative de la
consommation excessive d’alcool.
Elle fait le point sur la relation entre la consommation d’alcool et le
sommeil, explique quelles sont les différentes phases du sommeil, puis
pourquoi l’alcool est un « faux ami » du sommeil. Elle expose enfin la
relation entre la consommation d’alcool et certains troubles du
sommeil.
« Alcool et sommeil » peut être téléchargée à partir du site Internet
d’Éduc’alcool (www.educalcool.qc.ca). On peut aussi la recevoir sans frais en communiquant avec Éduc’alcool
au 1-888-ALCOOL1. Elle sera également disponible sous peu dans les
hôpitaux, les CLSC et les succursales de la Société des alcools du
Québec.
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