Le vendredi 21 septembre 2012
PTI 2013-2014-2015 – Projet Montréal veut un Fonds pour le transport collectif
MONTRÉAL, le 20 sept. 2012 – Dans ce qui s’avère être le
dernier budget d’investissement (PTI) de l’Administration
Tremblay-Applebaum, Richard Bergeron déplore, encore une fois, que
celui-ci n’offre aucune direction pour faire entrer Montréal dans le 21e siècle. De la même manière qu’il existe à la Ville un Fonds de l’eau et
un Fonds de voirie alimentés par des taxes foncières dédiées, Projet
Montréal propose que les PTI 2013-2015 puissent bénéficier d’un Fonds
du transport collectif consacré au financement du Plan de transport
sans toutefois hausser ou créer une taxe foncière dédiée aux transports
« Depuis plusieurs années maintenant, la Ville de Montréal récolte sa
part de la taxe sur l’essence. En 2010, la Ville de Montréal a créé une
taxe de stationnement s’appliquant au grand centre-ville. Dans son
budget de 2011, la Ville a introduit une taxe sur l’immatriculation.
Malgré ces taxes, les montants obtenus restent encore bien en deçà des
besoins réels. Environ une somme de 100 M$ récurrente annuellement a
été dégagée mais elle est versée au budget consolidé au lieu d’un Fonds
dédié au transport », a déploré Richard Bergeron, chef de Projet
Montréal et de la 2e opposition à l’Hôtel de ville de Montréal.
Les sommes versées au Fonds de transport collectif permettraient
notamment de lancer sans autre délai le premier des 21 chantiers prévus
au Plan de transport, à savoir la réalisation du réseau initial du
tramway moderne de Montréal. L’existence de ce Fonds attesterait aux
yeux des gouvernements supérieurs de l’importance que la Ville accorde
à la mise en œuvre de son Plan de transport, et tout particulièrement
de son projet de tramway. La crédibilité de la Ville étant par ce fait
acquise, les gouvernements supérieurs serait davantage réceptifs à
l’idée de canaliser vers ce fonds leurs contributions visant le
développement du transport collectif, tout particulièrement dans le
contexte du 375e anniversaire de Montréal et du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, qui seront tous deux
célébrés en 2017. De plus, de nouvelles sources de financement, dont
les péages, sont présentement étudiées et recherchées pour pallier à
aux besoins en transport. Ce Fonds nous permettrait de réaliser les
principaux projets prévus au Plan de transport sans exercer une
pression indue sur le niveau d’endettement de la Ville de Montréal.
Contrôle de la dette actuarielle
En 10 ans au pouvoir, la gestion de la masse salariale et de la dette
actuarielle n’a jamais été une priorité pour l’administration Tremblay
et ces charges ne font que croître. Sa gestion n’a pas permis à la
ville de se prémunir contre un éventuel choc économique et encore moins
de se préparer à faire face à la crise financière 2008 qui a durement
touché les régimes de retraites. « Par ce manque de vision et de
préparation, les contribuables sont maintenant appelés à éponger
annuellement ce déficit actuariel. En 2007, ces charges de retraites
s’élevaient à 179,3 M$ pour s’élever à 609 M$ aujourd’hui. Seules de
nouvelles règles quant au report de l’horizon du gouvernement
provincial ont permis de le réduire à 481,5 M$, ce qui ne fait que
reporter le problème. De la bouche même du directeur des finances,
certains syndicats ne sont pas intéressés à négocier, ce qui laisse
entrevoir des difficultés dans les années à venir. La prise de
conscience tardive du plus grand enjeu financier de la ville hypothèque
maintenant le futur financier de la métropole », a déclaré Peter
McQueen, conseiller de Notre-Dame-de-Grâce et représentant de Projet
Montréal à la Commission des finances.
La gestion de l’eau
Pour la période de 2013 à 2015, des investissements massifs de 1,4 G$
sont prévus dans la gestion de l’eau. La réhabilitation des
infrastructures de l’eau enregistre un retard de près de 50 ans et elle
doit sans aucun doute être une priorité pour l’administration
municipale. Toutefois considérant l’envergure des sommes investies dans
ces infrastructures et le contexte actuel, la prudence doit être de
mise et sauf pour urgence, le report de certains de ces travaux serait
souhaité. « Les travaux sur les infrastructures de l’eau sont, tout
comme les travaux de voirie, visés dans une enquête sur la corruption à
la Commission Charbonneau. La planification d’investissements dans ces
infrastructures en 2013, de 420,8 M$, nous semble donc prématurée et
mal avisée, puisque les règles d’octroi de ces contrats risquent d’être
modifiées. Ne serait-il pas plus prudent d’attendre les conclusions de
cette commission et les législations qui s’ensuivront pour appliquer
une gestion saine et responsable avant d’investir aveuglement autant
d’argent dans les égouts? », a questionné Richard Bergeron.
En terminant, Projet Montréal juge que l’administration
Tremblay-Applebaum manque une belle opportunité de faire des économies
d’échelle en précipitant ces travaux alors qu’une planification
permettrait de capitaliser sur le plan commun d’intervention sur la
voirie et sur l’eau maintenant en préparation et de développer un
véritable plan de revitalisation de la ville.
Pour consulter le rapport minoritaire de Projet Montréal sur les PTI : projetmontreal.org/document/recommandations-de-projet-montreal-sur-les-pti-2013-2014-2015
Renseignements :
Catherine Maurice
Attachée de presse de la 2e opposition
(514) 601-5542
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