Le vendredi 24 août 2012
Élections provinciales 2012 – Faire l’économie de la pauvreté?
QUÉBEC, le 24 août 2012 – Le Collectif pour un Québec sans pauvreté trouve incompréhensible que
les enjeux relatifs à la lutte à la pauvreté aient été ignorés
jusqu’ici dans la campagne électorale, alors que 750 000 QuébécoiSEs ne
couvrent pas leurs besoins de base et que le taux de participation aux
élections générales québécoises ne cesse de diminuer.
Au Québec, près d’un million de personnes vivent en situation de
pauvreté, dont plus de 750 000 qui n’ont même pas un revenu suffisant
pour couvrir leurs besoins de base reconnus. C’est donc plus d’une
personne sur dix, majoritairement des femmes, qui doivent choisir entre
se soigner et se nourrir. La santé de ces personnes se détériore et
leur espérance de vie est inférieure au reste de la population.
« Dans un tel contexte, on serait en droit de s’attendre à ce que tous
les partis politiques prennent des engagements électoraux pour lutter
contre la pauvreté et pour réduire les inégalités socioéconomiques. Or,
jusqu’ici, un seul d’entre eux a clairement signifié ses intentions à
ce propos. Pour les autres, c’est le silence radio. La pauvreté a des
conséquences graves pour les personnes qui la vivent. De plus, elle
coûte cher à la société québécoise. Ne pas parler de la pauvreté en
période électorale est irresponsable. C’est encourager le cynisme des
gens ayant un faible revenu vis-à-vis la classe politique », d’affirmer
Robin Couture, porte-parole du Collectif.
Des études montrent en effet que les personnes dans un ménage dont le
revenu est inférieur à 20 000 $ exercent leur droit de vote dans une
moins grande proportion que d’autres pans de la population. Comment
pourrait-il en être autrement, quand presque tous les partis politiques
semblent indifférents à leur sort? Pour mobiliser les gens, les
intéresser aux affaires publiques, il faut leur montrer qu’il n’y a pas
de fatalité, que les choses peuvent changer.
« Un faible taux de participation aux élections est interprété, avec
raison, comme un signe de la perte de confiance de la population envers
ses institutions démocratiques. Le taux de participation électorale au
Québec a chuté de 32 % depuis 1976. Le Directeur général des élections
du Québec aura beau faire des campagnes publicitaires pour encourager
les gens à aller voter, si les partis politiques laissent délibérément
de côté une importante portion de la population, la tendance ne risque
pas de s’inverser », d’ajouter M. Couture.
Le Collectif presse les partis politiques à présenter leurs idées pour
lutter contre la pauvreté et à les traduire sous forme d’engagements
clairs. « Le Québec doit cesser de faire l’économie de la pauvreté. Il
n’a pas les moyens de se priver de la contribution de centaines de
milliers de personnes », a-t-il conclu.
Renseignements :
Martin Michaud, responsable des communications. Cellulaire : 418-254-7238.
Courriel : communications@pauvrete.qc.ca. Site Internet : www.pauvrete.qc.ca
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