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Communiqué

RIO DE JANIERO, Brésil, le 21 juin 2012 – Alors que nos
gouvernant-e-s font preuve d’un manque flagrant de volonté d’agir à la
Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), la
société civile québécoise converge avec les peuples du monde pour
proposer des solutions. Lors d’un point de presse au Sommet des peuples
pour la justice sociale et environnementale, des représentant-e-s
québécois-es d’associations environnementales, de lutte contre la
pauvreté, syndicales, autochtones, étudiant-e-s et de la jeunesse ont
fait connaître leurs réponses à l’inertie des gouvernements et aux
propos que Jean Charest, Premier ministre du Québec, a tenus à Rio sur
le Plan Nord. Le tout dans la perspective des luttes du printemps
québécois et de l’urgence d’actions immédiates.



« À moins d’un miracle, Rio+20 sera un lamentable échec et ne permettra
pas de protéger les peuples et l’environnement. Devant ce constat, on
ne peut que rapidement retrousser nos manches, agir localement, et
presser les gouvernements. En espérant que les chefs d’État, à
commencer par Monsieur Harper, sauront un jour écouter la volonté des
populations », a affirmé Patrick Bonin, directeur climat-énergie à
l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique
(AQLPA).



« Le Plan Nord devrait être une occasion de développer le Nord québécois
en fonction des besoins des Premières Nations, des Inuits et de
l’ensemble des Québécois. C’est une occasion en or de solidariser tout
le Québec en fonction d’un développement durable de notre bien commun »
de déclarer Louis Roy, président de la Confédération des syndicats
nationaux.



« Nous demandons au gouvernement Charest de tenir une véritable
consultation sur le Plan Nord et que cette dernière se fasse dans le
respect des communautés locales » a insisté Patrick Rondeau, conseiller
régional de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du
Québec. « Cette consultation devra traiter de la création d’emploi, des
retombées économiques pour le Québec et de la protection de
l’environnement ».



Selon Andrée-Anne Vézina, coordonnatrice de l’Institut du développement
durable de l’assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador,
« le Plan Nord aura un impact majeur sur les droits des communautés
autochtones. Pourtant le processus de consultation est désuet et
incomplet et plusieurs Premières Nations ont été mises de côté alors
que leur consentement est un incontournable ».



Or, la déléguée de la Coalition large de l’association pour une
solidarité syndicale étudiante (CLASSE) et membre de son comité aux
luttes sociales, Rushdia Mehreen dénonce qu’« avec le Plan Nord, le
gouvernement Charest est en train de détruire l’environnement et voler
les terres ancestrales autochtones. De plus, en n’écoutant pas les
étudiant-e-s, il compromet l’avenir de la société québécoise. Le
gouvernement libéral de Jean Charest est incapable de répondre aux
crises, tant sociale qu’écologique au Québec. Il nous faut des états
généraux et des consultations, bref, un gouvernement à l’écoute, pour
régler ces crises ».



« Même constat pour les enseignant-e-s d’Amérique latine que pour celles
et ceux du Québec, soit de lutter contre la marchandisation de
l’éducation » a souligné Michèle St-Denis, militante du Réseau des
professeur-e-s contre la hausse des droits de scolarité.



Marie-Josée Paquette-Comeau, représentante de la jeunesse québécoise, a
annoncé que « ce matin a été déposée une déclaration québécoise de la
jeunesse qui est une initiative appuyée par les Établissements vert
Bruntland, la CSQ et Oxfam-Québec ».



Pour Raphaël Canet du collectif UNIAlter, « on constate une fracture
grandissante entre les gouvernements et les peuples. Les populations ne
se sentent plus représentées et les organisations de la société civile
n’ont d’autre choix que de se mobiliser afin de promouvoir des
propositions alternatives. Le fait que la délégation de la société
civile québécoise à Rio+20 soit si nombreuse et diversifiée est une
source d’espoir ».



« Le Sommet des peuples nous inspire par sa démarche unitaire et sa
volonté de faire converger les luttes vers un but commun », s’est
réjoui Michel Lambert, Directeur général d’Alternatives dont
l’organisation est aussi membre du comité organisateur du Sommet de
Rio. « Nous travaillons déjà à mettre en place un Forum social
pan-canadien regroupant les groupes sociaux de manière à contrer les
politiques de droite du gouvernement Harper ».



Les organisations profiteront des deux dernières journées du Sommet des
peuples pour favoriser la convergence entre les mouvements sociaux,
développer de nouvelles alliances et élaborer des stratégies et plans
d’action communs. Le Sommet des peuples vise d’ailleurs à identifier
les raisons de la crise environnementale et sociale et à identifier les
solutions et actions pour y remédier.



À propos du Sommet des peuples pour la justice sociale et
environnementale, contre la marchandisation de la vie et pour la
défense des biens communs 
:

Le Sommet est un espace où les mouvements sociaux et organisations de la
société civile brésilienne et mondiale abordent la question de la crise
socio-environnementale de manière globale, en remettant sérieusement en
question le modèle de production et de consommation dominant, en
questionnant le capitalisme et en mettant l’accent sur la souveraineté
des peuples et la justice climatique. Plus de 100 000 personnes se sont
rassemblées au Sommet, qui se déroule du 15 au 23 juin, afin de
participer à plus de 1600 activités. L’ensemble de ces activités
convergent vers l’adoption d’une déclaration des peuples qui sera
rendue publique le 22 juin. 

http://cupuladospovos.org.br/fr/



À propos de la Délégation québécoise au Sommet des peuples de Rio+20 :

En plus des délégations des organisations présentes à Rio mentionnées
plus haut, une délégation composée de 77 personnes et coordonnée par
les Initiatives Internationales des YMCA du Québec, le collectif
UNIAlter et Alternatives. Elle est formée d’étudiant-e-s, de jeunes
Autochtones, de militant-e-s écologistes, de représentant-e-s du milieu
syndical et d’autres organisations du monde communautaire et de la
solidarité internationale. Au total, les membres sont issus de 27
organisations de la société civile québécoise, ainsi que de 4
universités et deux CEGEP.

http://quebecrioplus20.blogspot.ca

Renseignements :

Roger Rashi
Alternatives, coordonnateur de la campagne Justice climatique
Tél. : +55 21 6943 9672
roger@alternatives.ca


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