Région

Sélectionnez une ville/municipalité

Thématique

Sélectionnez un sujet

Connexion
Membre

Communiqué

MONTRÉAL, le 14 juin 2012  – C’est par une très large
majorité que les 140 personnes réunies au 32ième congrès annuel du Front d’action populaire en réaménagement urbain
(FRAPRU), en fin de semaine dernière, à Châteauguay, ont donné leur
accord de principe avec le déclenchement, à la fin de l’été ou à
l’automne 2012, d’une grève sociale à durée illimitée.



Selon Véronique Laflamme, organisatrice au FRAPRU, « une telle grève
serait enclenchée dans la foulée de la lutte historique menée depuis
quatre mois par le mouvement étudiant ». Elle ajoute que « la grève
sociale devrait viser à obtenir le retrait de la hausse des frais de
scolarité et de la loi spéciale adoptée récemment en réaction à la
grève étudiante, mais aussi d’autres mesures budgétaires injustes
adoptées par le gouvernement libéral de Jean Charest, comme la taxe
santé de 200 $ par année peu importe le revenu et l’augmentation de 20
% à 30 % des tarifs d’électricité prévue à partir de 2014 ». La grève
devrait aussi réclamer la mise en place de mesures, fiscales et autres,
permettant de mettre davantage à contribution les personnes à haut
revenu et les grandes entreprises et de mieux répartir la richesse.



Pour donner suite à son accord de principe, le congrès du FRAPRU a
demandé à chacun de ses 29 groupes membres participants d’aller
chercher des mandats de grève auprès de leur conseil d’administration
ou de leur assemblée générale. Le réseau du FRAPRU sera prêt à entrer
en grève si 15 de ces groupes obtiennent de tels mandats. La grève
signifierait alors la suspension des activités régulières du FRAPRU et
de ses membres, la référence de toutes les demandes de services aux
instances gouvernementales ou paragouvernementales concernées, dont les
responsables politiques, ainsi que l’organisation ou la participation
quotidiennes à des activités liées à la grève sociale, comme des
manifestations, des actions directes, des perturbations économiques ou
des activités d’éducation populaire.



Le FRAPRU espère que l’idée de grève sociale fera boule de neige et sera
reprise largement dans les mouvements communautaires, syndicaux,
féministes ou écologistes. Véronique Laflamme affirme qu’une « grève
sociale, c’est tous les secteurs de la société qui se lèvent, comme le
mouvement étudiant a su le faire, pour dire non à des politiques
injustes et antidémocratiques, ne profitant qu’à une minorité
possédante, et oui au respect des droits et à la redistribution de la
richesse ».



Renseignements :

Véronique Laflamme (418) 956-3403

www.frapru.qc.ca


Partagez sur votre réseau

Vous souhaitez vous afficher?

Devenez membre et publiez sur MaCommunaute.ca

Devenir membre