Le mercredi 20 juin 2012
Conflit étudiant: Les Québécois pensent que le gouvernement devrait accepter la médiation
MONTRÉAL, le 20 juin 2012 – Alors que le gouvernement de
Jean Charest semble fermé à l’avenue de la médiation pour mettre fin à
la crise étudiante, la population lui envoie un tout autre message. En
effet, un sondage Léger Marketing commandé par la Fédération étudiante
collégiale du Québec (FECQ) le 18 avril dernier révèle que 71% de la
population pense que le gouvernement devrait accepter la demande de
médiation des étudiants.
«M. Charest tient un discours contradictoire. Il se targue de prendre
des décisions responsables, mais il se montre fermé au processus de
médiation qu’une forte majorité de la population appuie et qui
permettrait de mettre fin à une crise qui perdure depuis quatre mois »,
expose Éliane Laberge, présidente de la FECQ, qui espère que le
consensus qui se dégage face à la médiation ait un impact sur la
décision finale du gouvernement Charest.
La population semble toutefois divisée quant aux chances qu’aurait la
médiation de résoudre le conflit étudiant. 47% des répondants pensent
que la médiation peut permettre la résolution du conflit contrairement
à 42% qui ne croient pas que la médiation fonctionnerait. Pour la FECQ,
après l’échec répété des négociations, il apparaît normal que la
population soit mitigée face aux chances de réussite de la médiation. «
Ce processus aurait de bien plus grandes chances de réussite que des
négociations traditionnelles puisque lorsqu’on s’engage dans une
médiation, on le fait en donnant au médiateur une marge de manoeuvre
importante qui permet d’en arriver à un compromis acceptable pour tous
», croit la présidente de la FECQ.
Par ailleurs, 64% des québécois pensent que la loi 78 a nuit à la
recherche de solution au conflit étudiant et 54% croient que cette loi
porte atteintes à leurs droits et libertés. La FECQ y voit une
démonstration claire que la voie de la répression n’est pas une
solution viable pour régler un conflit.
Finalement, les rumeurs d’élection inquiètent la FECQ. « Le gouvernement
se retrouve face à deux choix: celui de régler la crise étudiante ou de
se servir de celle-ci à des fins politiques et électorales. Nous
invitons M. Charest à régler le conflit plutôt que de déclencher des
élections sur un fond de crise », conclut Éliane Laberge.
Renseignements :
Charlotte Watson
Coordonnatrice aux relations et communications
Fédération étudiante collégiale du Québec
Cell: (514) 554-0576
Bur: (514) 396-3320
crc@fecq.org
@charlottewats
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