Le jeudi 18 août 2011
L’agriculture urbaine à Montréal a besoin de 15 000 signatures
Montréal, le 16 août 2011 – Le Groupe de travail en
agriculture urbaine (GTAU) invite la population à signer d’ici le 8
novembre 2011 une pétition en format papier qui permettra la tenue d’une
consultation publique sur l’état de l’agriculture urbaine (AU) à
Montréal. Si 15 000 citoyens montréalais posent ce geste dans un délai
de moins de trois mois, la Ville de Montréal aura l’obligation de tenir
une telle consultation publique.
Convaincu que la métropole québécoise doit se pencher sur le dossier de
l’agriculture urbaine comme l’ont fait de nombreuses grandes villes, le
GTAU a interpellé à plusieurs reprises depuis un an des élus de
Montréal, dont le maire, Monsieur Gérald Tremblay, pour que la Ville
tienne une consultation publique sur ce sujet. Tous les membres du
comité exécutif ont même reçu, à l’automne 2010, un panier de fruits et
de légumes cultivés dans les jardins collectifs montréalais afin de les
sensibiliser aux enjeux et aux défis relatifs à l’AU. « Aucune réponse
positive n’étant à ce jour parvenue au GTAU, celui-ci a décidé de se
prévaloir de son droit d’initiative en matière de consultation publique
», explique Marie-Ève Voghel Robert, porte-parole du GTAU et
coordonnatrice de projet en agriculture urbaine au Marché Solidaire
Frontenac.
Les membres du GTAU lancent donc un appel aux citoyens qui souhaitent
que l’agriculture urbaine fasse partie des sujets à l’ordre du jour de
la Ville, pour qu’ils signent et même fassent signer la pétition. Au
cours des trois prochains mois, plusieurs séances de signatures se
tiendront à travers la métropole pour permettre aux Montréalais de se
prononcer en faveur de la consultation publique sur l’AU.
L’agriculture urbaine peut prendre la forme de jardins collectifs ou
communautaires, de potagers sur les toits, dans les cours d’écoles, sur
les balcons ou dans les ruelles, et de culture d’arbres fruitiers. «
Toutes les initiatives d’agriculture urbaines sont importantes d’un
point de vue environnemental puisqu’elles contribuent à verdir la
métropole, à lutter contre les îlots de chaleur et à augmenter la
biodiversité en ville », précise Marie-Ève Chaume, porte-parole du GTAU
et responsable du dossier des espaces verts au Conseil régional de
l’environnement de Montréal.
Pour Yves Gagnon, horticulteur renommé et porte-parole de l’initiative,
« le jardinage contribue sans contredit à améliorer la qualité du
milieu de vie des citadins en créant des espaces de socialisation et
d’éducation, et en remplissant les assiettes d’aliments frais,
économiques et sainement cultivés! ». « Il est donc important d’accorder
une place plus importante à l’agriculture urbaine, et c’est pourquoi
les Montréalais doivent signer la pétition lancée aujourd’hui »,
affirme-t-il. Déjà plusieurs personnalités publiques appuient la
démarche, notamment Luck Mervil et le groupe Vulgaires Machins.
Selon les organisateurs, la consultation publique permettra de dresser
un portait de la situation, de formuler des recommandations et de
réaffirmer la nécessité de jardiner en ville. Le GTAU demande que ce
soit l’Office de consultation publique de Montréal qui mène ce processus
de réflexion pour favoriser l’émergence d’une vision concertée quant à
la place que doit avoir l’agriculture urbaine dans le Montréal de
demain.
Pour connaître les différents points de signature, rendez-vous aux
adresses suivantes : www.agriculturemontreal.info ou
www.facebook.com/agricultureurbainemtl.
À propos
Le droit d’initiative en matière de consultation publique permet aux
Montréalais d’obtenir une consultation publique sur un sujet qui soulève
des enjeux importants pour la communauté, si la demande est recevable
et si 15 000 citoyens l’appuient à l’intérieur de 90 jours. Grâce à la
participation de la population, l’AU pourrait devenir le premier sujet à
être abordé dans le cadre d’une telle démarche.
Le GTAU regroupe plusieurs organismes qui mènent ensemble ce projet de
pétition : Action Communiterre, Alternatives, le Centre d’écologie
urbaine de Montréal, le Conseil régional de l’environnement Montréal, le
Marché Solidaire Frontenac, le CRAPAUD (Collectif de Recherche sur
l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable), le
Regroupement des jardins collectifs du Québec et Santropol Roulant.
D’autres organisations se sont aussi jointes à la démarche du GTAU :
Club populaire des consommateurs de Pointe-Saint-Charles, Coalition pour
l’agriculture urbaine et périurbaine à Montréal, Crudessence, Dans la
rue, Éco-quartier Hochelaga, Éco-quartier du Plateau-Mont-Royal,
Éco-quartier Parc-Extension, Éco-quartier Rosemont – SODER, Éco-quartier
Sainte-Marie, Greenpeace Québec, GRIP – UQAM, Jardins communautaires
Ahuntsic–Notre-Dame-de-Grâce–Côte-des-Neiges, PAUSE Université de
Montréal, Pousses urbaines, Regroupement des Éco-quartiers, Réseau des
jardins collectifs de Villeray – Maison de Quartier, Réseau Jardins
Collectifs de Lachine – Concert’Action Lachine, RUI – Jardins
Éco-culturels (Place Benoit), Sentier urbain, Sustainable Concordia,
Ville-en-vert – Éco-quartier Ahuntsic-Cartierville, Vivre en ville.
– 30 –
Pour renseignements :
Émilie Boisvert-Croteau
Conseil régional de l’environnement de Montréal
514-842-2890 poste 222
Marie-Ève Voghel Robert
Marché Solidaire Frontenac
514-525-6611
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