Le vendredi 13 mars 2009
Itinérance : Rappel aux libéraux – Une Politique à adopter en 2009
MONTREAL, le 12 mars – « L’itinérance au Québec- une Politique interministérielle à adopter en 2009. » Voilà ce qu’indiquait le panneau géant dont ont reçu copie les bureaux du premier ministre Charest et de plusieurs de ses ministres suite à la visite de près de deux cents membres du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).
Les manifestants, qui provenaient de différentes ressources : refuges, auberges du coeur, centres de jour et autres organismes ont rempli quatre autobus. Ils ont sillonné les rues de Montréal, du centre-ville à Anjou en passant par NDG et St-Laurent, pour laisser leur message aux membres dugouvernement, dans leurs bureaux de ministre ou de comté.
Cette tournée se déroulait dans le cadre d’une journée d’actions qui se tenait en simultané dans une douzaine de régions dont Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et Gatineau, afin de rappeler l’urgence de l’adoption de cette Politique en itinérance. La pertinence de celle-ci avait été largement appuyée l’automne dernier lors de la Commission parlementaire sur le sujet.
La nécessité d’une politique en itinérance a été identifiée par le milieu communautaire concerné, mais aussi par des villes, dont Montréal et l’arrondissement Ville-Marie, le CSSS Jeanne-Mance, le Barreau du Québec, la Commission des droits de la personne, etc. Le Parti Québécois, l’Action démocratique et Québec solidaire ont aussi soutenu cette revendication.
Pour le coordonnateur du RAPSIM, Pierre Gaudreau, le gouvernement ne peut continuer à faire fi de ce large consensus. « Les solutions ont été largement exposées devant cette commission. Il est maintenant temps que le gouvernement passe à l’action avec l’élaboration et la mise en oeuvre d’une Politique globale qui interpelle et coordonne tous les ministères concernés dans des réponses aux besoins. »
Cette politique concertée entre les différents ministères doit voir le jour dès 2009 et permettre de renforcer les droits des personnes en situation ou à risque d’itinérance : à un logement, à un revenu décent, à l’éducation, à la santé, à une meilleure place dans la société. Une telle politique doit aussi améliorer le soutien financier que les organismes reçoivent du gouvernement.
Le budget qui sera dévoilé dans une semaine doit prévoir des fonds permettant de poser les premiers jalons de cette Politique en itinérance. Plus de 200 groupes ont demandé au Premier Ministre et à la Ministre des Finances d’agir en ce sens dans une récente campagne de lettres.
Une réponse qui se fait attendre
En décembre 2007, le ministre Couillard avait reconnu le besoin d’une Politique gouvernementale large. En septembre 2008, le ministre Bolduc affirmait que son gouvernement allait se doter rapidement d’un Plan d’action en itinérance, une réponse qui serait insuffisante pour tout le milieu concerné. Pour le RAPSIM, le gouvernement doit se doter d’une Politique globale pour revoir son action, faire de l’itinérance une priorité et interpeller tous les ministères. Une politique gouvernementale enverrait un message clair que l’itinérance est inacceptable.
« Si le gouvernement n’entend pas raison, nous reviendrons à la charge rapidement. La réponse aux besoins pour prévenir et réduire l’itinérance ne peut continuer d’attendre », a insisté le coordonnateur du RAPSIM, Pierre Gaudreau.
Renseignements: Pierre Gaudreau, Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), (514) 879-1949, cell: (514) 603-1949
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