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Communiqué

L’Administration municipale de Montréal appuie la position du RAPSIM pour la reconduction du programme fédéral IPLI

Au nom de l’Administration municipale, Madame  Marie-Andrée  Beaudoin,  membre  du  comité exécutif responsable du développement  social  et communautaire, et monsieur Cosmo Maciocia, membre du  comité exécutif responsable de l’habitation, soutiennent la position du Réseau  d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) qui demande  au  gouvernement fédéral la reconduction du programme d’Initiative de  partenariats de lutte contre l’itinérance (IPLI). Ce programme arrive à échéance  dans  200  jours,  soit  le 31 mars 2009, et le RAPSIM demande un
engagement  à  hauteur de 50 millions de dollars par an pour le Québec dont 21 M $ pour Montréal couvrant la période de 2009 à 2014.

«  La Ville de Montréal est interpellée à plusieurs égards par le phénomène de  l’itinérance.  À  la suite de la consultation publique de la Commission
permanente du conseil municipal sur le Développement culturel et la qualité du  milieu  de  vie au printemps dernier, les intervenants ont tous reconnu
que  la  reconduction  et la bonification des programmes du gouvernement du Canada  sont  prioritaires.  Notre  Administration  l’a  reconnu en faisant siennes  les  26 recommandations de cette Commission. En 2008, le programme IPLI   a   soutenu   93   projets  jugés  prioritaires  par  la  communauté montréalaise.  Sa  reconduction est donc essentielle et c’est pourquoi nous soutenons  la  demande du RAPSIM exigeant la reconduction du programme IPLI», a déclaré madame Beaudoin.

« Le programme IPLI, de même que les programmes PAREL et Logement abordable du   gouvernement  fédéral,  sont  nécessaires  afin  que  l’administration municipale  et ses partenaires poursuivent leurs efforts», a souligné, pour sa  part,  monsieur  Maciocia.  «  Ces  programmes  permettent notamment de développer  des  logements  sociaux avec soutien communautaire. Le logement est l’un des aspects clés qui favorise la réinsertion sociale des personnes itinérantes  »,  a  expliqué  M.  Maciocia.  «Avec  IPLI  et les programmes fédéraux d’habitation, nous travaillons à apporter des solutions durables à la problématique de l’itinérance», a-t-il conclu.

Programme IPLI
Pour  madame  Beaudoin,  le  programme IPLI est primordial au développement d’une  réponse  globale  aux  besoins des personnes sans abri. Il permet la construction ou la rénovation de logements, l’élaboration et la réalisation de projets d’intervention et l’achat d’équipements.

Notons que sur le territoire de Montréal, les demandes et projets déposés à IPLI  représentent  en  moyenne  plus  de  20  M  $  par année depuis 2001. Cependant, les sommes allouées n’atteignent qu’environ 8 M $ par an, soit à peine 40 % des sommes demandées.

«  Afin  de  répondre  aux  besoins  de  Montréal  en matière d’itinérance, l’engagement  du  gouvernement  fédéral est incontournable pour endiguer ce phénomène.   L’IPLI   est   et  doit  demeurer  un  programme  généraliste: l’expérience démontre que les approches multisectorielles, notamment celles qui  allient  offre  de logement et intervention de soutien, présentent les meilleurs résultats », de préciser madame Beaudoin.

Programmes d’habitation
Monsieur  Maciocia  ajoute  qu’en  plus  d’IPLI,  deux  programmes fédéraux d’habitation  sont  également  nécessaires  pour  répondre  aux besoins des personnes  en  situation  d’itinérance.  Il s’agit du Programme d’aide à la remise  en  état  des  logements  (PAREL),  lequel  finance  les programmes québécois  utilisés  par la Ville de Montréal, notamment pour la rénovation de maisons de chambres, et le Programme Logement abordable, qui finance les logements  sociaux et communautaires,  lesquels contribuent à «sortir de la rue» les personnes sans abri.

Monsieur  Maciocia d’ailleurs précise que tous ces programmes (IPLI, PAREL, Logement abordable) arrivent à terme en mars 2009, et que leur reconduction est  requise  rapidement afin d’éviter la perte de projets attendus par les personnes  en  situation  d’itinérance  et les organismes qui assurent leur soutien  ainsi  que  la  rupture  de  services essentiels pour ces citoyens particulièrement  fragiles.  Il  faut  rappeler que le conseil municipal de Montréal  a  adopté  à  l’unanimité, en février dernier, une résolution qui reconnaît  l’importance de ces programmes. La résolution a été transmise au gouvernement canadien afin qu’il soit sensibilisé à cette situation.

L’Administration  municipale  montréalaise  réitère  donc aujourd’hui cette demande  au gouvernement du Canada, et rappelle qu’en matière d’itinérance, les  efforts  conjugués  de  tous  les  gouvernements sont nécessaires pour endiguer ce mal social.

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