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Communiqué



À l’approche de la période du renouvellement des baux, le
Regroupement des comités logement et associations de locataires
du Québec (RCLALQ) a dressé le bilan des hausses de loyer en 2007
et a indiqué ses perspectives pour 2008.«Face à la crainte, à
l’intimidation ou à la désinformation, l’aide du comité logement
est un moyen d’obtenir l’heure juste et de se sentir moins seul-e
devant des demandes non-fondées d’un locateur», précise André
Trépanier, responsable des dossiers politiques du RCLALQ.


Premièrement, il ne faudra pas tenir compte des
recommandations d’augmentations de loyer émises par les
corporations d’investisseurs immobiliers, généralement à la fin
de chaque automne.En effet, la Régie du logement ne publie qu’en
janvier ses indices d’ajustement des loyers et sa grille de
calcul.À partir de ce moment, muni-e-s de la variation annuelle
des taxes foncières de son immeuble (disponible auprès de leur
municipalité et de leur commission scolaire), les locataires
pourront mieux estimer le caractère raisonnable de la hausse
demandée.Le cas échéant, ils et elles pourront la refuser par
écrit dans le mois de l’avis de leur propriétaire.


Puisque le contrôle des loyers n’est pas obligatoire au
Québec, ces démarches sont indispensables.Selon les données
compilées par le RCLALQ en 2007, les locataires ont eu à faire
face à des demandes de hausses moyennes de loyer de 4,4% à
Montréal, de 3,7% à Laval, de 4,3% à Longueuil, de 4,2% à Québec,
de 5% à Granby, de 6% à Valleyfield, de 5,4% à Trois-Rivières.


Dans la grande majorité des cas de l’échantillon étudié, le
chauffage est à la charge des locataires et leurs logements
n’avaient pas subi de réparations majeures.Pour ces situations,
en absence de variation des taxes foncières, l’indice
d’ajustement des loyers, publiés par la Régie du logement en
janvier dernier, était de 0,8%.«Les propriétaires ont demandé des
augmentations au moins 4 fois supérieures aux taux d’ajustement
de la Régie du logement», ajoute Mathieu Houle-Courcelles, du
Bureau d’animation et information logement de Québec (BAIL).


En décembre prochain, la Société canadienne d’hypothèques
et de logement (SCHL) donnera une indication des hausses de
loyers observées dans diverses villes du Québec.Selon la SCHL,
entre 2000 et 2006, le coût des loyers des logements de deux
chambres à coucher a bondi 25% dans la Région de Montréal, de 23
% dans celle de Québec, de 22,6 % dans celle de Gatineau, de 18,2
% dans celle de Trois-Rivières et de 17,8 % dans celle de
Sherbrooke, de 17,3% à Valleyfield et de 26% à Granby.


La variation des taxes foncières y est certainement pour
quelque chose.De nombreux immeubles, tout particulièrement ceux
comptant plus de 50 logements, ont vu leurs comptes de taxes
baisser en 2007.De nombreux propriétaires ont tenté de profiter
de la situation en demandant quand même de fortes augmentations
de loyer auxquelles ils n’avaient pas droit. Le RCLALQ déplore
que les locataires ne puissent pas obtenir une diminution du coût
de leur loyer lorsque les dépenses du propriétaire baissent de la
sorte.Dans d’autres cas, plusieurs locataires n’ont pu refuser la
hausse de loyer demandée car elle était justifiée par la forte
augmentation des taxes foncières.


Le gouvernement du Québec doit mettre fin à l’iniquité des
règles en fixation des loyers qui fait supporter aux locataires,
lors du renouvellement du bail, les augmentations de dépenses du
locateur sans leur permettre de bénéficier des baisses de
celles-ci.


Le coût des loyers, une problématique bien sentie


Les locataires qui ont témoigné ce matin perçoivent dans
leur quotidien l’impact du coût des logements.Il semble en être
de même dans la population en général.Dans un sondage Léger
marketing rendu public le 1er octobre dernier par Société
d’habitation du Québec, 66% des citoyen-ne-s interrogé-e-s
trouvent les loyers trop chers.


De son côté, dans ses observations préliminaires, M. Miloon
Kothari, rapporteur de l’ONU sur le logement convenable,
observait le 22 octobre dernier en conclusion de son séjour au
Canada : «The Federal Government needs to work with the provinces
and territories to create a consistent framework of tenant
protection and rent regulation laws across the country that meet
the standards set in international housing rights law, as part of
a comprehensive national housing strategy».


Pour conclure, le RCLALQ mènera sa campagne d’information
Vous avez le droit de refuser une augmentation de loyer du mois
de décembre 2007 au mois avril 2008.Mais au-delà du travail
d’accompagnement des locataires, le Regroupement portera
collectivement ses solutions pour le contrôle obligatoire des
loyers et le dépôt des baux à la Régie du logement.Pour ce faire,
il tiendra une manifestation à Québec le 28 novembre prochain.La
ministre responsable de l’Habitation, Madame Nathalie Normandeau,
a la responsabilité de corriger le travail de la Régie du
logement quant aux coûts des loyers.


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