Le mercredi 2 avril 2014
Les autochtones et la police : Comment la réalité urbaine peut-elle être améliorée?
par Université autrement : Dans les cafés
Résumé :
Situé à Montréal, le square Cabot joue depuis des décennies un rôle social important auprès des membres de la population autochtone de la ville en situation de pauvreté, d’isolement et d’itinérance. À tout moment, le square, qui sert de lieu de rencontre, peut aussi devenir la scène de confrontations houleuses entre ses occupants et les agents du Service de police de la Ville de Montréal. Pourquoi les relations entre autochtones et policiers demeurent-elles si tendues? La formation que reçoivent actuellement les agents de la paix en matière de sensibilisation aux réalités culturelles les prépare t elle vraiment à interagir de manière positive avec les autochtones? À l’occasion de cette conversation publique, les participants auront la possibilité d’aborder un problème systémique, de mettre en commun leurs expériences et d’envisager des solutions. Comment pouvons nous améliorer la situation dès maintenant et à plus long terme? Que devrions nous faire lorsque nous sommes témoins d’un comportement irrespectueux de la part d’un policier envers une personne marginalisée? Alors que le square Cabot se prépare à subir une importante transformation, l’occasion de rétablir les liens sur de nouvelles bases semble idéale, mais comment au juste pouvons-nous rendre ces relations plus harmonieuses?
Invitées :
Carrie Martin fait partie de la nation mi’gmaq. Elle travaille dans le domaine de la prévention et de la sensibilisation en matière de VIH/sida auprès des autochtones. À la fois éducatrice, consultante et conseillère sur le terrain, elle siège à de nombreux comités et conseils locaux, nationaux et internationaux. Mme Martin a déjà été coordonnatrice de la recherche dans le cadre d’une étude sur l’établissement d’un centre de santé autochtone. Elle a particulièrement à coeur l’élaboration de politiques et de pratiques visant à améliorer les conditions de santé des Premières Nations.
Membre de la tribu mohawk de Kahnawake, Tealey Normandin travaille au Foyer pour femmes autochtones de Montréal, où l’on offre des programmes d’aide transitionnelle et de gestion du mode de vie. Elle siège à divers comités qui traitent de l’itinérance et de l’établissement de relations entre la communauté urbaine et la population autochtone. Soucieuse de fournir des ressources et des services en santé mentale, physique et spirituelle, Mme Normandin est fière d’affirmer que ses réalisations ont des effets concrets, qui se lisent sur les visages et se voient dans la vie de ses clientes.
Modératrice :
Récente titulaire d’une maîtrise en études de l’éducation de l’Université de la Colombie-Britannique, Alana Boileau s’intéresse particulièrement au manque de connaissance des Québécois francophones concernant l’histoire et la réalité contemporaine des peuples autochtones. Elle est actuellement coordonnatrice – Justice et sécurité publique pour l’organisation Femmes autochtones du Québec. Dans le cadre de ses fonctions, elle espère notamment pouvoir sensibiliser la population aux disparitions et aux meurtres de femmes autochtones dans la province